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Meng Wanzhou demande des conditions de libération surveillée assouplies

Meng Wanzhou et son mari entourés de gardes du corps.

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, et son mari, Liu Xiaozong, sont escortés à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, le 13 janvier 2021, par le service de sécurité qui, selon elle, n'est plus nécessaire pendant la journée.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

La Presse canadienne

Un juge doit décider s'il assouplira les conditions de remise en liberté sous caution imposées à Meng Wanzhou. Son équipe de défense en a fait la demande en raison de la pandémie. Pendant les audiences, mercredi, la Cour a entre autres entendu dire que la femme d'affaires chinoise avait fait l'objet de menaces.

Les avocats de Meng Wanzhou veulent qu'elle soit autorisée à quitter son domicile de Vancouver en dehors des heures de couvre-feu sans être accompagnée par des agents de sécurité privés. Une procédure qui, selon eux, l'expose à un plus grand risque de contracter la COVID-19.

La directrice financière du géant chinois des technologies Huawei est recherchée aux États-Unis pour fraude, sur la base d'allégations que l'entreprise et elle-même nient formellement.

Le juge William Ehrcke, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, a indiqué mercredi qu'il pourrait rendre sa décision quant à l'assouplissement de ses conditions à la fin du mois de janvier.

Meng Wanzhou et son mari Liu Xiaozong avec leur garde du corps.

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, a survécu à un cancer de la thyroïde et souffre d'hypertension. Elle affirme qu'elle court un risque accru d'attraper le COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Des lettres de menaces envoyées à Meng Wanzhou

Le tribunal a appris mercredi que le personnel de sécurité avait été surveillé alors qu'il accompagnait Mme Meng à Vancouver. Les agents de sécurité n'ont pas eu à intervenir pour la protéger physiquement depuis qu'elle a été libérée sous caution après son arrestation à l'aéroport de Vancouver, en décembre 2018, en vertu d'un mandat d'extradition américain.

Le directeur de l'agence Lions Gate Risk Management, Doug Maynard, a déclaré au tribunal que ses agents avaient également fait état de lettres de menaces qui visaient Mme Meng. Elles ont toutes été envoyées à sa résidence de Vancouver où elle vit en liberté surveillée depuis son arrestation. L'une d'entre elles contenait des balles de fusil.

M. Maynard n'a pas précisé dans son témoignage si un suspect avait été ou non identifié par le service de police de Vancouver, qui est également sur cette affaire.

Des responsables chinois ont d'ailleurs invoqué ces menaces pour exiger que Mme Meng soit autorisée à rentrer en Chine.

Des allégations de fraudes commerciales en vue d'une extradition

Des responsables américains allèguent que Mme Meng a déformé les relations commerciales de Huawei en Iran, exposant la Banque HSBC au risque de violer les sanctions américaines contre Téhéran.

Les avocats de Mme Meng contestent son extradition et plaident qu'elle a été victime d'un abus de procédure et qu'elle devrait être libérée immédiatement.

Ils allèguent que l'arrestation de leur cliente était illégale, que les autorités américaines ont induit en erreur les responsables canadiens dans leur résumé de l'affaire, que la dirigeante a été utilisée comme un pion politique par le président américain Donald Trump et que les États-Unis tentent d'affirmer leur compétence là où elle n'existe pas en vertu du droit international.

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