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Michel Rabagliati finaliste au festival d’Angoulême avec Paul à la maison

Illustration en noir et blanc représentant les silhouettes d'un personnage et d'un chien, vues à travers la fenêtre d'une maison.

La couverture de «Paul à la maison», de Michel Rabagliati

Photo : La Pastèque

Radio-Canada

Paul à la maison, le plus récent album de Michel Rabagliati, a été présélectionné, pour la deuxième fois, pour le prix du public au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. En 2010, cet auteur et illustrateur a été le premier Québécois à remporter ce prix avec Paul à Québec.

Sept autres titres sont finalistes dans cette catégorie en plus de Paul à la maison : Anaïs Nin : sur la mer des mensonges, de Léonie Bischoff; Baume du tigre, de Lucie Quéméner; Dragman, de Steven Appleby; Kent State : quatre morts dans l'Ohio, de Derf Backderf; L'accident de chasse, de Landis Blair et David L. Carlson; Le mystère de la maison brume, de Lisa Mouchet; et Une année exemplaire, de Lisa Mandel. 

Le palmarès de ce prestigieux festival de bande dessinée, qui se déroule en France, sera connu le 29 janvier. En raison de la pandémie, le volet grand public de ce festival a été repoussé au mois de juin. 

Depuis le lancement de la série Paul, en 1999, les albums de Michel Rabagliati sont distribués en France. « Les gens me connaissent quand je vais en France, en Belgique et en Suisse, a expliqué Michel Rabagliati, en entrevue à Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18. Les libraires tiennent toute la collection, et la série est bien connue. » 

Il sourit en studio.

L'auteur et dessinateur Michel Rabagliati

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Un Paul introspectif et endeuillé

Sorti en novembre 2019, Paul à la maison est le neuvième album de la série Paul. Paru peu avant le confinement du printemps dernier, ce tome a reçu un bon accueil du public, selon son auteur.

Il résonne chez les gens, probablement car le personnage est un peu coincé seul à la maison et dans lui-même. Il y a beaucoup de dialogues internes.

Paul à la maison aborde la question du deuil, Paul étant confronté à la mort de sa mère. C’est un livre dont je ne pensais pas qu’il aurait beaucoup de succès, a-t-il confié au sujet de cette histoire qu’il a eu du mal à mettre sur papier.

Comme Paul, Michel Rabagliati a perdu sa mère. Dans Paul à la maison, il raconte les cinq années très difficiles qu’il a vécues après la mort de celle-ci. 

Souvent, je dis que mon travail est de l’autofiction. J’ai poussé le bouchon un peu plus loin pour aller vers l’autobiographie.

S’il ne regrette pas d’avoir écrit et dessiné ce livre qui était à faire, l’auteur a trouvé cet exercice plus difficile à réaliser qu’il ne l’escomptait. 

Je pensais que ce serait libérateur, mais ce n’est pas parce qu’on écrit un livre pour se sortir un peu de notre tristesse que ça va changer les choses. Il n’y a que le temps qui fait ça.

Michel Rabagliati, auteur et dessinateur

Et le temps commence d’ailleurs à faire son œuvre sur Michel Rabagliati. Je sens qu’il y a un peu plus de soleil pour moi par la fenêtre.

Tenter d’avancer malgré la COVID-19

Ces derniers mois, la pandémie a eu des répercussions sur le travail de Michel Rabagliati. Je me sens vraiment patate. Tout ce que je fais, c’est de regarder la télé et de manger des Doritos, a-t-il dit. 

Comme c'est le cas pour plusieurs artistes, le contexte actuel nuit à sa créativité et à sa capacité de concentration. Je commence quelque chose, puis je l’abandonne. Je ne sais pas par quel bout commencer. Tout le monde est un peu TDA [trouble du déficit de l'attention] en ce moment.

Si le couvre-feu a augmenté son niveau d’anxiété, le dessinateur tente de rester positif.Il faut se raisonner; ce n’est pas pire que l’occupation allemande. [Et] c’est une occasion de tester nos nerfs et notre [contrôle de soi].

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