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État d'urgence : les mesures se précisent pour la région d'Ottawa

Une personne marche dans une avenue déserte du centre-ville d'Ottawa.

Dès jeudi, il sera interdit de sortir en Ontario à moins d'avoir une raison valable, comme pour se procurer des biens essentiels. (archives)

Photo : Radio-Canada / Oliver Hyland

Radio-Canada

Alors que les Ottaviens se préparent à amorcer un confinement sévère d’au moins 28 jours, des questions restent en suspens sur l’application des mesures de l’état d’urgence.

À la veille de l’entrée en vigueur du décret, le premier ministre Doug Ford a tenu à simplifier les consignes mercredi.

Un homme devant un micro, lors d'une conférence de presse.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, s'est adressé à la population, mercredi, à la veille de l'entrée en vigueur de l'état d'urgence sanitaire partout en Ontario.

Photo : Radio-Canada

Il n’y a pas de confusion ici. C’est vraiment simple. Restez à la maison. Restez à la maison, c’est tout. Si vous vous demandez si vous devriez aller dehors, vous avez la réponse : restez à la maison, a-t-il répété en français.

Il sera permis de se déplacer à Ottawa que pour des raisons essentielles, comme pour un rendez-vous médical, aller à l’épicerie ou à la pharmacie par exemple. On peut aussi aller à l’extérieur pour faire de l’activité physique, mais seulement pour du sport et en respectant les consignes sanitaires et pas plus de cinq personnes par regroupement. Un apéritif sur un balcon avec quatre amis sera interdit.

Cet ordre de rester à la maison fait partie d’un décret qui aura un poids juridique et légal. Les forces de l’ordre pourront intervenir et remettre des constats d'infraction aux contrevenants.

À Ottawa, ce sont les agents de réglementation municipaux et les agents du Service de police de la Ville d’Ottawa (SPO) qui seront chargés de faire respecter les nouvelles règles de confinement, mais on ne sait pas encore comment et quand ils pourront intervenir.

Le directeur général des Services de protection et d’urgence de la Ville d’Ottawa a laissé entendre plus tôt cette semaine que le contrôle des autorités pour les 28 prochains jours s’apparentera à ce que les Ottaviens ont vu lors du premier confinement au printemps dernier.

M. Di Monte répond aux questions des journalistes dans la salle du conseil municipal à l'hôtel de ville d'Ottawa.

Le directeur général des Services de protection et d'urgence à la Ville d'Ottawa, Anthony Di Monte. (Archives)

Photo : Radio-Canada

La direction de la Ville attend toujours le décret de la province pour les détails. Les informations sont attendues mercredi soir.

La Ville d’Ottawa attend la publication de la nouvelle réglementation provinciale. Une fois que nous l’aurons reçue, nous l’examinerons avec attention et vous fournirons une mise à jour sur l’incidence qu’elle aura sur la Ville dès que possible, a fait savoir Anthony Di Monte, le chef des Services de protection et d’urgence de la Ville.

Mais la province indique que des amendes de 750 $ peuvent être imposées aux personnes qui refusent de se conformer aux règlements et des contraventions de 1000 $ peuvent être remises aux personnes qui font de l’obstruction et de l'entrave au travail d'un représentant des forces de l'ordre.

Sur le plan économique, les nouvelles mesures ne font pas l’affaire des petites entreprises d’Ottawa. La Zone d'amélioration commerciale (ZAC) du quartier Vanier, notamment, crie à l’injustice.

Une femme accorde une entrevue via visioconférence.

Nathalie Carrier est la présidente de la Zone d'amélioration commerciale (ZAC) du quartier Vanier, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Si au Québec les grandes chaînes peuvent demeurer ouvertes à condition de vendre que des articles essentiels, du côté de l’Ontario, les grandes surfaces peuvent continuer d’écouler l’ensemble de leur inventaire, déplore la présidente de ZAC du quartier Vanier, Nathalie Carrier.

La ZAC du quartier Vanier craint que plusieurs entreprises ne puissent pas survivre à ces nouvelles mesures.

On est dans la confusion totale présentement. [...] On trouve qu’il y a des injustices flagrantes. C’est-à-dire que les magasins à grande surface peuvent faire ce qu'ils veulent, tant dis que pour les petits magasins locaux qui sont tenus par de petites entreprises, on est confinés ou carrément fermés, critique Mme Carrier.

C’est clair qu’il y a des injustices et c’est vraiment au détriment de nos petites entreprises.

Nathalie Carrier, présidente de ZAC du quartier Vanier

Selon Mme Carrier, on ne devrait pas donner le droit à Walmart de nous vendre des items de décoration de maison tandis que la boutique de décoration locale n’a même pas le droit d’être ouverte, a-t-elle illustré.

Avec les informations de Jérémie Bergeron et Josée Guérin

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