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365 jours d'autosuffisance alimentaire : le défi de deux Britanno-Colombiens

Stef Lowey tient une poule rousse et un œuf.

Le couple terminera son défi le 3 août, mais compte bien continuer ce mode de vie, en se permettant toutefois de consommer d'autres produits comme le café.

Photo : Soumise par Chris Hall

Un couple de l'île Pender, au large de l’île de Vancouver, s’est lancé le défi de vivre un an uniquement de ce qu’il parvient à cultiver, à pêcher ou à cueillir lui-même. Si la pratique n’a certes rien de nouveau, peu d’amateurs se lancent dans l'aventure.

Au mois d’août dernier, Chris Hall et Stef Lowey ont vidé le contenu de leurs armoires et de leurs réfrigérateurs. Désormais, ils ne consommeraient rien qui provient d’une épicerie.

Cela faisait longtemps que le couple y songeait, mais la pandémie est venue lui donner la motivation nécessaire.

Je pense que la COVID-19 a créé une belle occasion, parce que nous ne pouvions plus nous rendre au travail. Alors nous avions beaucoup de temps libre à y consacrer, explique Stef Lowey qui documente, avec son conjoint, l’évolution de leur projet, surnommé Lovin off the land, sur les réseaux sociaux.

Chris Hall tient un poussin dans ses mains.

Avant de se lancer dans ce défi de 365 jours, ni Chris Hall ni Stef Lowey n'avaient encore élevé de poules.

Photo : Soumise par Chris Hall

Outre un intérêt certain pour le jardinage, ni l’un ni l’autre n’avait d’expérience concernant l’autosuffisance alimentaire, notamment la façon d'élever des poules ou de les tuer. Cette première expérience a donc été éprouvante, concède la jeune femme.

C’est vraiment difficile, on peut l'atténuer de plein de manières en se disant que l’animal a eu une belle vie, mais à la fin, cela reste traumatisant, souligne-t-elle.

Le couple pratique maintenant la pêche et parvient ainsi à ajouter du poisson et des fruits de mer à son alimentation, généralement composée des légumes et des champignons qu’il fait pousser, des fruits qu’il cueille ainsi que des œufs et de la chair des poules élevées dans leur poulailler.

Deux canards sur le bord de l'eau.

En plus des poules, Chris Hall et Stef Lowey possèdent des dindes et des canards ainsi que quelques cochons qui résident dans une ferme voisine.

Photo : Soumise par Chris Hall

Nous utilisons le gras des animaux que nous mangeons et l’ail, les piments et les herbes de notre jardin. Nous y allons à fond, s’exclame Stef Lowey en riant. Pour remplacer le sucre, elle utilise des feuilles de stévia par exemple.

La ferme d’un ami permet à Stef Lowey et à Chris Hall de garder quelques cochons et, pour obtenir leur apport en iode, ils ont également commencé à cuisiner avec des algues.

Ce mode de vie leur a permis de réduire considérablement leur production de déchets en évitant les emballages alimentaires.

Je pense que la majorité des gens sont comme nous l'étions et produisions l’équivalent d’un sac de déchets chaque semaine. Maintenant, nous produisons deux de ces sacs en trois mois, raconte Chris Hall.

Si certains aliments, comme le café ou la pizza, leur manquent depuis bientôt cinq mois, il est pratiquement impossible pour eux de tricher et d’aller acheter ces produits à l’épicerie ou de se les faire livrer sans que les habitants de l’île ne le sachent.

Chris Hall tient deux crabes.

Le couple a un bateau avec lequel il part notamment à la pêche aux crabes et aux crevettes.

Photo : Soumise par Chris Hall

Si nous appelions le seul endroit qui fait de la livraison sur l’île, on ne voudrait pas nous servir, raconte le couple.

Le défi se terminera le 3 août, mais Chris Hall et Stef Lowey pensent tous deux qu’ils vont poursuivre l’aventure au-delà de la date qu’ils se sont fixée en se permettant toutefois un accès à certains produits.

Je ne pense pas que nous resterons aussi extrêmes, mais nous nous continuerons certainement la majorité des choses que nous faisons, résument-ils.

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