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Un syndicat dénonce le manque d'hébergement pour aînés sur la Côte-Nord

Une préposée aux soins tient la main d'une personne âgée.

Une préposée aux soins tient la main d'une personne âgée.

Photo : Shutterstock / Lighthunter

Sans autre option de soin ou d’hébergement, des aînés se retrouvent aux urgences sur la Côte-Nord. Une réalité accentuée par la pandémie, mais qui dure depuis trop longtemps, selon l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Depuis la mi-décembre, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la région utilise deux sites non traditionnels pour héberger ces aînés qui n’ont plus l’aide nécessaire pour rester dans leur domicile.

Actuellement, 21 des 35 lits de ces installations temporaires à Sept-Îles et à Baie-Comeau sont occupés, explique le directeur adjoint du programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées au CISSS de la Côte-Nord, Enock Cormier.

Ce sont des gens qui n’ont pas besoin du plateau technique de l'hôpital et pour qui on est en attente d’une relocalisation ou encore d’un retour à domicile, explique-t-il

Une vue de la résidence des bâtisseurs avec un lampadaire en premier plan.

Les sites non traditionnels utilisés sont des ailes de la Résidence des Bâtisseurs de Sept-Îles et du Château Baie-Comeau (archives).

Photo : Marc-Antoine Mageau

Ces 35 lits mis à la disposition d’aînés font partie des 200 lits aménagés dans des sites non traditionnels comme des hôtels ou des ailes vides de résidence pour personnes âgées que le CISSS à préparer au printemps dernier de possibles débordements dans les hôpitaux pendant la pandémie.

La pandémie en cause

Selon le CISSS, la pandémie a privé des aînés de ressources et a donc fait augmenter de façon considérable le nombre de personnes âgées qui se retrouvent aux urgences sans autre option.

Dans les derniers mois ce qu’on constate avec la crise pandémique, c’est que beaucoup des usagers qui avaient des services, en raison de la situation actuelle, ces services ont été diminués ou ont disparu. Le proche aidant étant souvent aussi une personne aînée, il y a eu quand même des gens qui ont eu un sentiment de peur. Quand l’aide de ces gens-là se retire, ça devient extrêmement difficile de poursuivre le maintien à domicile, indique M. Cormier.

L’APTS réclame des changements

L’APTS dénonce l’engorgement des urgences de la région en raison d’un manque de ressource pour les personnes âgées.

L'hôpital Le Royer à Baie-Comeau

L'APTS affirme que l’urgence de l'hôpital Le Royer à Baie-Comeau a atteint 230% du taux d’occupation de ses civières au début du mois de janvier en raison du manque de ressources pour les personnes en pertes d’autonomie.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Le syndicat réclame des investissements dans le soutien à domicile et dans l’offre d’hébergement pour les aînés. Il ajoute que la population de la Côte-Nord est vieillissante et qu’il est donc urgent d’agir.

La présidente de l’APTS, Andrée Poirier, affirme que le manque de ressources a assez duré.

L’urgence déborde en manque de place en CHSLD et en ressource intermédiaire. C’est un problème qui existe depuis longtemps.

Une citation de :Andrée Poirier, présidente APTS

Cet état de fait pour les personnes âgées, il existe depuis longtemps. Ce que fait la pandémie, c’est que ça vient nous le mettre en lumière de façon plus marquée, mais on a des manques de places pour nos personnes âgées parce qu’il y a eu des coupures. On a mis à mal le réseau de la santé, affirme Mme Poirier.

La capacité de rétention du personnel est au cœur de la solution, ajoute la présidente du syndicat.

Le gouvernement du Québec prévoit construire deux maisons pour aînés sur la Côte-Nord. L’une à Havre-Saint-Pierre et l’autre à Baie-Comeau.

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