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La DSFM veut que le personnel scolaire soit le prochain groupe à recevoir le vaccin

Une fiole du vaccin contre la COVID-19.

Les Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba pensent que la vaccination du personnel des écoles permettrait d'apporter plus de sécurité pour les enseignants et éviter l'absentéisme.

Photo : Radio-Canada

La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) demande à la ministre de la Santé du Manitoba, Heather Stefanson, de faire en sorte que les membres du personnel des écoles soient les prochains à pouvoir se faire vacciner.

Dans une lettre datée du 11 janvier, le directeur général de la DSFM, Alain Laberge, lui réclame d’envisager la possibilité de poursuivre le cycle de vaccination avec les employés des écoles et des garderies.

Bien que le virus semble être moins nocif chez les plus jeunes, il n’en demeure pas moins que ceux-ci demeurent des vecteurs de contamination et, donc, le personnel des écoles et des garderies vit dans l’anxiété, écrit M. Laberge.

Un paradoxe dans le système

Dans une entrevue, Alain Laberge explique sa volonté de vouloir pointer un certain paradoxe présent actuellement dans le système, selon lui. Il dit comprendre le fait que la vaccination vise en priorité les aînés, le personnel de santé et les Autochtones, mais estime que le personnel scolaire devrait être le prochain sur la liste.

Depuis le début du mois de septembre, nos enseignants, nos employés, nos concierges, secrétaires et personnel de soutien sont tous au front eux aussi et doivent vivre tous les jours avec la crainte d’attraper [le virus] et de le redonner, fait-il valoir.

À l’heure actuelle, la province n’a donné aucune indication en ce qui concerne la vaccination du personnel travaillant dans les écoles. Néanmoins, un programme de dépistage rapide doit prochainement être mis en place pour les enseignants, mais mercredi, le médecin hygiéniste en chef adjoint du Manitoba, Jazz Atwal, n’était pas en mesure de donner une date précise pour le lancement du programme.

Stabiliser le système éducatif

La présidente des Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba, Lilian Klausen, appuie la demande de la DSFM. Elle estime que cela permettrait de rassurer les enseignants : Ils en parlent parce qu’on ne sait pas à quel point les élèves dans nos salles de classe sont porteurs du virus. Des fois, ils ne développent pas de symptômes, alors on ne sait pas à quel point on est à risque.

Selon Lilian Klausen, cela pourrait aussi permettre de régler des problèmes d’absentéisme de la part des enseignants et apporter plus de sécurité dans les écoles et un continuum pour les jeunes si les enseignants pouvaient se faire vacciner plus vite.

Nous croyons que, pour stabiliser le système [éducatif], la vaccination devrait être priorisée et on est prêt à ouvrir nos écoles pour donner le vaccin.

Alain Laberge, directeur général de la DSFM

Lilian Klausen souligne cependant que les enseignants ne veulent pas sauter la ligne devant ceux qui en ont vraiment besoin, mais on croit aussi que les enseignants ont un rôle assez important et sont en contact avec le public et ont besoin d’une vaccination le plus tôt possible pour pouvoir continuer leurs tâches.

Un dialogue encore à ses débuts

Des échanges au sujet de la vaccination ont commencé à avoir lieu entre la province et le monde scolaire, confirme le directeur général de la Division scolaire Louis-Riel (DSLR), Christian Michalik.

Les discussions en sont encore à leurs débuts, indique celui qui fait partie d’un groupe de dialogue avec la province sur la vaccination. Ces questions doivent en effet se poser, mais il faut laisser à nos collègues dans le système de santé décider les priorités.

Christian Michalik refuse de se prononcer sur la question de prioriser les enseignants dans le programme de vaccination, mais il note tout de même qu’il est important de ne pas oublier le système scolaire et cela fait partie des discussions.

Ce que je souhaite, c’est que la question des écoles, leur importance et la question de la sécurité sanitaire du personnel soient une priorité, dit-il.

De son côté, la ministre de la Santé indique, dans un courriel, qu’elle n’établit pas la liste des groupes qui sont prioritaires pour obtenir le vaccin.

De nouveaux groupes seront ajoutés une fois que la province aura plus de certitudes sur l’approvisionnement en vaccins, précise pour sa part une porte-parole de l’équipe responsable du programme provincial de vaccination.

Le facteur limitatif pour le moment reste l’approvisionnement en vaccin, ajoute-t-elle.

Pour le moment, les aînés sont les prochains dans l'ordre de priorité du gouvernement provincial, après les employés du secteur de la santé.

Avec des informations d'Abdoulaye Cissoko

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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