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Bibliothérapie : des livres pour bien commencer 2021 (malgré tout)

Une femme lit un livre au lit avec une boisson chaude dans une main.

« La république du bonheur », un roman de l'écrivaine Ito Ogawa, est l'un des baumes littéraires prescrits par la libraire Marika Brouillette-Drapeau.

Photo : Getty Images / petrunjela

Notre mieux-être en prend pour son rhume après près de 10 mois de restrictions liées à la pandémie de COVID-19. Pour requinquer votre bien-être, deux libraires proposent des baumes littéraires à utiliser sans ménagement en ce début d’année confiné.

Les grandes fatigues, d'Isabelle Dumais

Page couverture du livre. Le fleuve Saint-Laurent vu à partir du rivage dans le Bas-du-Fleuve.

Publié aux Éditions du Noroît

Photo : Éditions du Noroît

Juste à voir la page couverture, on se sent déjà mieux, dit d’entrée de jeu Julie Collin, de la librairie Pantoute, à Québec, et animatrice de l’émission Bouquins et confidences sur les ondes de CKRL.

Ce livre hybride combinant poésie et essai porte sur la pression qu’on se met de tout réussir et a pour particularité d’inclure le lectorat dans la réflexion sur la performance en lui posant des questions.

La république du bonheur, d'Ito Ogawa

Dessin d'une maison japonaise. Un chat, des plantes et un arbre en fleurs se trouvent devant la maison.

Publié aux Éditions Picquier

Photo : Éditions Picquier

On suit dans ce roman la suite des aventures d’Hatoko, une jeune femme dont le métier est d’écrire des lettres pour les gens de son village.

Nul besoin d’avoir lu le premier tome, La papeterie Tsubaki, pour apprécier la plume réconfortante d’Ito Ogawa.

C’est doux, c’est tendre. Il a une façon d’écrire magnifique qui est dans la retenue et dans le détail, indique Marika Brouillette-Drapeau, de la librairie Le Fureteur, à Saint-Lambert.

Les constellées, de Daniel Grenier

Dessin du visage d'une femme ayant des formes géométriques devant les yeux et le front.

Publié aux éditions Marchand de feuilles.

Photo : Marchand de feuilles

Ce livre a pour originalité de nous donner l’envie irrépressible de lire plusieurs autres livres. Il s’agit du journal de lecture tenu par l’auteur Daniel Grenier à la suite d’un défi qu’on lui a lancé : celui de ne lire que des autrices pendant un an.

L’écrivain y fait donc part de ses impressions de lecture, mais aussi de certains changements personnels qui se sont imposés à lui au contact de ces œuvres littéraires.

Il raconte tous ses désapprentissages de l’année, et il le fait avec beaucoup d’ouverture. Comme c’est un journal de lecture, ça se lit vraiment facilement.

Julie Collin, libraire

Furie, de Myriam Vincent

Page couverture d'un roman. Une bouche entourée de chaînes est transpercée d'une épée dont le manche est orné d'un masque rieur.

Publié aux éditions Poètes de brousse

Photo : Poètes de brousse

Furie est un livre cathartique, complètement d’actualité, selon Marika Brouillette-Drapeau. On y suit Marilyn, une étudiante en littérature le jour, et une tueuse d’agresseurs la nuit.

On passe un très bon moment, dit la libraire, qui a apprécié l’humour de ce roman qui se situe entre le roman policier et le kick-ass.

Une histoire de la télévision au Québec, de Sophie Imbeault

Page couverture du livre. Un vieux téléviseur montre un homme avec un chapeau melon (Bobino) parlant à une marionnette.

Publié aux Éditions Fides

Photo : Éditions Fides

Ce livre d’histoire de 530 pages a constitué pour Julie Collin une véritable surprise. Je ne suis pas une enfant de la télé, et je n’ai même pas de télé chez moi, mais j’ai trouvé ce livre passionnant, explique-t-elle. 

La libraire a dévoré ce pavé publié en 2020 qui comporte plusieurs faits historiques savoureux. On apprend entre autres que la télévision était, à ses débuts, un produit de luxe. La plupart des gens n'achetaient donc pas un téléviseur : ils le louaient.

Nos oiseaux, d'Éric Dupont et Mathilde Cinq-Mars

Page couverture du livre. Plusieurs oiseaux de différentes espèces sont perchés sur une femme qui regarde au loin.

Publié aux éditions Marchand de feuilles

Photo : Marchand de feuilles

Ce livre jeunesse est un superbe hommage aux oiseaux du Québec. Marika Brouillette-Drapeau a apprécié les dessins beaux et tendres de cette œuvre qui a tout pour plaire aux ornithologues amateurs.

Le livre de 80 pages illustré par Mathilde Cinq-Mars et écrit par Éric Dupont n’est pas un atlas des oiseaux, mais se situe plutôt entre le récit et le documentaire.

Éclats, de Chantale Gingras

Page couverture du recueil. Une hirondelle vole les ailes déployées.

Publié aux éditions L'instant même

Photo : L'instant même

Ce recueil de haïkus, de courts poèmes qui tiennent sur trois lignes, est l’incarnation même de la douceur, selon Julie Collin. En voici un exemple :

Labyrinthes de racines

les arbres

enlacent la terre

C’est très apaisant, contemplatif. C’est juste de la beauté, explique-t-elle.

Faire les sucres, de Fanny Britt

Page couverture du roman. Un dessin d'un nuage de vapeur.

Publié aux éditions Le cheval d'août

Photo : Le Cheval d'août

L’écriture douce et poétique de Fanny Britt fait de ce roman un incontournable, selon Marika Brouillette-Drapeau.

La libraire apprécie en particulier la belle humanité des personnages pleins de paradoxes du récit, qui explore la question des privilèges à travers les mésaventures d’un couple de bourgeois bohèmes.

Temps libre, de Mélanie Leclerc

Page couverture de la bande dessinée. Une femme pousse un chariot de livres devant une immense bibliothèque remplie de livres.

Publiée aux éditions Mécanique générale

Photo : Mécanique générale

Cette bande dessinée présente une femme qui a étudié en cinéma et qui, au début de la quarantaine, ne travaille toujours pas en cinéma… car elle s’y investit à ‘’temps libre’’, explique Julie Collin.

La bédéiste, qui avait publié le très remarqué Contacts, offre avec Temps libre une réflexion sur l’importance des rêves et du temps qu’on leur consacre. C’est un livre qu’on relit, vers lequel on retourne, dit la libraire.

Khiêm : terres maternelles, de Yasmine et Djibril Phan-Morissette

Page couverture de la bande dessinée. Trois femmes de générations différentes regardent au loin à côté d'un arbre aux racines profondes.

Publiée aux éditions Glénat

Photo : Glénat

À défaut de pouvoir voyager, voici une bande dessinée qui vous plongera au cœur du Vietnam. Fruit du travail d’une sœur (texte) et d’un frère (dessins), Khiêm : terres maternelles raconte une histoire familiale personnelle sur trois générations.

L'œuvre aborde entre autres le vécu des personnes réfugiées de la mer (boat people) à travers le regard de femmes qui parlent de sacrifice et de résilience, explique Marika Brouillette-Drapeau, qui a apprécié l’hommage touchant à la famille.

Les personnes au Québec intéressées à acheter des livres auprès de leur librairie de quartier peuvent les commander sur le site leslibraires.ca (Nouvelle fenêtre), puis faire la cueillette en magasin.

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