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Le sport parascolaire manquera aux adolescents de l'Abitibi-Témiscamingue

Elles sautent au filet pour tenter de frapper un ballon.

Le sport parascolaire n'est plus permis en zone rouge.

Photo : iStock

Les élèves de niveau secondaire effectueront leur retour à l’école le 18 janvier prochain. Si les élèves fréquentant des écoles en zone rouge sont déjà familiers avec certaines mesures plus strictes, ce n’est pas le cas pour les élèves de l’Abitibi-Témiscamingue, qui devront s’habituer à porter le masque en classe et qui seront privés de sport parascolaire minimalement jusqu’au 8 février.

La responsable du sport étudiant à la Commission scolaire Harricana, Caroline Roy, explique que sur le plan sportif, des différences importantes seront à noter par rapport à ce qui était en place avant les Fêtes.

Ce sont d’assez gros changements, parce qu’avant Noël, on a été quand même assez actifs en parascolaire dès que ça a été permis en septembre. Là, tout ce qui est parascolaire après 16 h, tout est annulé, donc on ne peut plus poursuivre les entraînements, indique-t-elle.

Mme Roy précise que plusieurs entraîneurs ont anticipé cette situation et se sont préparés en conséquence. Il y en a par exemple qui ont déjà commencé à faire des entraînements en ligne, et à essayer de faire des suivis quand même avec les athlètes à ce niveau-là, dit-elle.

En ce qui concerne les activités sportives comprises dans la grille horaire, comme les sports études et les concentrations sport, elles pourront se poursuivre, mais avec plusieurs contraintes.

C’est sûr que ce n’est plus possible, par exemple, de faire du trois contre trois en basket, de faire des jeux d’équipes. Les sports d’équipe, ils devront faire des entraînements individuels. Il doit toujours y avoir deux mètres de distance entre chacun des athlètes, parce qu’il y a ce qu’on appelle plusieurs bulles dans chacun des groupes. Ça va demander encore une fois aux intervenants d’être bien créatifs, mais au moins, ces jeunes-là peuvent poursuivre quand même leur passion dans une certaine mesure, souligne Mme Roy.

Concernant le port du masque, Caroline Roy précise qu’il n’est pas obligatoire lors de l’activité physique si une distance de deux mètres est respectée. Avant et après l’effort physique, le masque de procédure doit être porté en tout temps.

Le sport, source de motivation scolaire

Alors que les élèves pratiquant leur sport avant la fin des classes pourront continuer de le faire, ceux qui pratiquent du sport parascolaire seront de leur côté privés temporairement de leur passion. Pour Delphine Richard, une élève de quatrième secondaire pratiquant le volley-ball depuis quatre ans, la possibilité de faire du sport à l’école représente une grande source de motivation scolaire.

C’est sûr que d’aller m’entraîner chaque jour, ça me motive vraiment pour l’école. Avec notre programme, chaque jour, on a juste trois périodes d’enseignement, alors c’est sûr que les journées passent vraiment plus vite. En plus, nos cours sont plus garnis, alors on n’arrête jamais en fait. Perdre ces privilèges-là, c’est certain que ma motivation ne resterait pas la même. Aller au volley-ball, même si des fois il faut que je me lève plus tôt, c’est quelque chose que j’ai choisi de faire, et je veux continuer à faire ça au Cégep, et même à l’université, affirme-t-elle.

Bien qu’elle ne pourra plus prendre part aux entraînements de soir dans le cadre du volley-ball parascolaire, Delphine Richard se console en se disant qu’elle pourra continuer la pratique de son sport à l’école, de jour. Ce n’est pas le cas de tous les élèves. En raison de l’impossibilité de mélanger les classes bulles, Zavier Clément, un élève de cinquième secondaire pratiquant le basket-ball, fait partie des élèves dont la concentration sport a été annulée cette année.

C’est pas mal une déception, parce que j’étais content de pouvoir faire du basket chaque année. En plus, cette année, on allait avoir une bonne équipe pour se rendre loin, mais tout ça a arrêté, se désole-t-il.

Un calendrier prolongé jusqu’en juin?

Questionné quant à la possibilité que le sport parascolaire reprenne dans la région après le 8 février, le directeur général adjoint et responsable du dossier du sport étudiant à Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue, Alain Groleau, s’est montré prudent.

Si j’avais une boule de cristal, je pourrais répondre facilement à cette question-là! C’est sûr qu’on espère pouvoir repartir les activités après le 8 février. Côté sport étudiant, on a déjà planifié certaines choses, mais on verra pour la suite avec les nouvelles consignes qui seront établies, indique-t-il.

Le sport étudiant a déjà annulé ses événements pour tout ce qui touche les activités de l’automne-hiver, c’est-à-dire les championnats provinciaux. Je pense entre autres au basket-ball de division 3 et au volley-ball de division 3, dont l’annulation a déjà été annoncée. Si on repart les activités, ça va nous permettre de rallonger la saison jusqu’à la fin des classes, espère M. Groleau.

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