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Des milliers de cours abandonnés la session dernière au Cégep de Sherbrooke

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Reflets d'un pays, 13 juillet 1984

Radio-Canada

À l’automne dernier, en pleine pandémie, plus de 1800 étudiants ont réclamé une mention « d’incomplet permanent », c''est-à-dire un abandon sans échec, pour au moins un de leurs cours. Ce nombre est dix fois plus élevé qu’à la même période l’année précédente.

L'acronyme IN apparaîtra donc sur leur relevé de notes, sans affecter la cote R. Cette mention permet d’indiquer que le cours n’a pas pu être complété en raison d’une situation considérée en dehors du contrôle de l’étudiant.

Les critères d’accès à cette mesure ont été assouplis en raison de la crise sanitaire qui a forcé le système d’éducation et les étudiants à se réorganiser à vive allure.

Au total, 3400 demandes « d’incomplet permanent » ont été formulées la session dernière, soit un peu plus de 10 % de toutes les inscriptions au Cégep de Sherbrooke lors de cette période.

« L’incomplet permanent n’a pas été mis en place pour annuler un échec, mais pour ceux et celles qui ont de la difficulté sur le plan de l'organisation en raison de la pandémie, comme des difficultés technologiques à la maison, précise le directeur des études au Cégep de Sherbrooke, Éric Gagné. Ça permettait d’alléger la session, de diminuer la charge de travail et de réussir à passer à travers session. »

Malgré cette hausse vertigineuse, le taux d’échec est passé de 11,5 % à l’automne 2019 à 8,5 % à l’automne 2020.

Des cours en présentiel cet hiver

Le Cégep de Sherbrooke espère pouvoir offrir le quart de ses cours théoriques en présentiel lors de la présente session d’hiver. Tous les stages et la totalité des activités en laboratoire se réaliseront entre les murs de l’établissement.

Le directeur des études confirme avoir reçu dans les derniers jours une  recommandation ferme  de la santé publique de l’Estrie d’offrir un minimum d’activités en présentiel.

« On cherche un équilibre entre le risque biologique lié à la pandémie et le risque d’une autre pandémie, cette fois relié aux problèmes de santé mentale », ajoute-t-il.

Pourtant, à plusieurs endroits au Québec, tous les cours sont désormais offerts en ligne.

« Le cégep est un peu isolé, estime la présidente du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke, Julie Dionne. Nos membres étaient assez déchirés. C’est presque unanime, les pédagogues en nous estiment que le présentiel, c’est important. […] Je pense malgré tout que beaucoup d’enseignants estiment que c’est un choix questionnable. »

J’espère que la direction sera prête à reculer si des problèmes se présentent, notamment des éclosions.

Julie Dionne, présidente du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke

Cette nouvelle session collégiale oblige encore une fois le corps enseignant à s’adapte et la fatigue se fait sentir.

« Pour les enseignants ça risque d’être une session névralgique, l’automne a été épuisant. On a encore des soubresauts, je ne sais pas comment les profs vont réussir à passer à travers » lance Julie Dionne.

Le syndicat espère que le gouvernement provincial se prépare déjà à fournir un maximum de ressources lors d’un éventuel retour à la normale, car même une fois la crise passée, les retards pourraient être difficiles à rattraper.

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