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État d’urgence en Ontario : confusion dans le milieu de la construction

Un ouvrier portant un masque sur un chantier.

Les chantiers jugés essentiels pourront poursuivre leurs activités pendant l'état d'urgence en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Quels projets de construction pourront suivre leur cours pendant l’état d’urgence qui entre en vigueur jeudi? C’est une question à laquelle plusieurs entreprises du secteur ont du mal à répondre avec précision au lendemain de l’annonce du gouvernement ontarien.

La province a publié une description préliminaire des travaux qui pourront se poursuivre, mais la liste manque de clarté, selon des entrepreneurs en construction.

C’est notamment ce qu’affirme l’entrepreneur Chris Phillips, de London, spécialisé dans la construction résidentielle.

Il s’apprêtait à entreprendre des rénovations dans la maison d'une femme qui a récemment développé d’importants problèmes de mobilité.

Il n’est pas certain si l’état d’urgence qui entre en vigueur jeudi lui permet de procéder aux travaux.

Le gouvernement prévoit notamment une exemption pour les constructions résidentielles destinées aux personnes vulnérables ainsi que les projets financés par des fonds publics ou entrepris par des organismes caritatifs.

Or, ce n’est pas le cas pour la cliente de Chris Phillips, souligne-t-il.

Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un simple souhait, mais d’un besoin spécifique [de la cliente], dit le constructeur, qui exige une clarification du gouvernement.

Même son de cloche pour Carly Murton, qui gère une entreprise de construction qui travaille principalement avec des compagnies d’assurance.

Elle s’inquiète pour les personnes dont les maisons pourraient notamment subir des fuites d’eau et avoir besoin de réparations urgentes.

Si c’était ma maison, je ne voudrais pas devoir trouver refuge chez une autre famille et la mettre à risque en pleine pandémie, dit-elle.

Le Conseil ontarien des associations de construction (COAC) indique que ses membres expriment des doutes quant aux directives du gouvernement.

Après l’annonce du gouvernement hier, mon téléphone n’a pas dérougi, raconte le président du COAC, Ian Cunningham, qui dit avoir reçu plusieurs questions. Qu’est-ce qui est essentiel, qu’est-ce qui ne l’est pas?

Il croit lui aussi que la liste du gouvernement qui indique ce qui est permis dans le domaine de la construction manque de clarté.

M. Cunningham recommande aux entreprises de rechercher un avis juridique en cas de confusion.

Avec les informations de Bienvenu Senga

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