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Johnson & Johnson promet un milliard de doses de son vaccin en 2021

Des fioles et une seringue.

La pharmaceutique Johnson & Johnson affirme qu'elle sera en mesure de produire cette année un milliard de doses de son vaccin qui devrait être approuvé par les autorités américaines d'ici la fin mars, selon la direction.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Radio-Canada

Malgré des retards qui perturbent son échéancier de production, la pharmaceutique américaine prévoit commencer à distribuer son candidat vaccin contre la COVID-19 en mars.

La multinationale, qui avait dû interrompre temporairement les essais de son candidat vaccin en octobre dernier en raison d'un problème survenu lors des essais cliniques, prévoit à présent de livrer des données claires sur l'efficacité de son vaccin au plus tard au début février.

Le responsable scientifique de Johnson & Johnson, Paul Stoffels, a déclaré mardi à Reuters que la pharmaceutique est toujours dans la course et, mieux encore, qu'elle sera en mesure de produire et livrer un milliard de doses d'ici la fin de l'année.

Nous visons un milliard de doses en 2021. S'il s'agit d'une seule dose, cela signifie un milliard de personnes. Mais ce sera en augmentation tout au long de l'année, a promis Paul Stoffels, ajoutant qu'il était encore trop tôt pour indiquer combien de vaccins seront produits au cours des deux premiers mois.

Un optimisme remis en cause dans les pages du New York Times, qui rapporte que Johnson & Johnson accuse un retard face aux promesses de fabrication de vaccins contenues dans son contrat avec le gouvernement américain dans le cadre de l'opération Warp Speed.

Selon le New York Times, dans le contrat d'un milliard de dollars qu'elle a signé avec le gouvernement fédéral en août, Johnson & Johnson s'est engagée à ce que 12 millions de doses soient prêtes à la fin février, pour atteindre un total de 100 millions de doses à la fin juin.

Or les fonctionnaires fédéraux ont été informés que la société a pris jusqu'à deux mois de retard sur le calendrier de production initial et qu'elle ne le rattrapera pas avant la fin avril, date à laquelle elle était censée avoir livré plus de 60 millions de doses, selon deux sources connaissant bien la situation et qui n'étaient pas autorisées à en discuter publiquement.

Un vaccin très attendu

Il faut dire que le vaccin mis au point par le laboratoire américain crée beaucoup d'espoir dans la mesure où il ne pourrait suffire que d'une seule dose pour immuniser les gens contre la COVID-19, ce qui simplifierait grandement la logistique pour l'administrer.

Qui plus est, il est attendu que ce vaccin soit plus facile à conserver, alors que les deux autres déjà mis circulation, ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna, nécessitent d'être entreposés respectivement dans des températures de -70 et -20 degrés Celsius.

Rappelons qu'Ottawa a conclu l'an passé une entente avec Johnson & Johnson pour l'achat de 38 millions de doses de son candidat vaccin Ad26.COV2.S.

Avant d'être officiellement homologué par la Food and drug administration (FDA) – et éventuellement par Santé Canada– l'agence fédérale américaine exige au moins deux mois de données sur la moitié des personnes qui ont participé aux essais afin de s'assurer de l'absence d'effets secondaires. La FDA exige également des données sur des groupes spécifiques dans la population, telles que les personnes âgées.

La collecte de résultats et leur analyse seraient suffisamment avancées pour que la pharmaceutique décide de se passer d'analyse intermédiaire, selon le responsable scientifique de Johnson & Johnson, Paul Stoffels.

La pharmaceutique américaine affirme par ailleurs surveiller de près les mutations du coronavirus en menant une partie de ses essais cliniques en Afrique du Sud, ce qui devrait lui permettre de disposer de données sur l'efficacité de son vaccin contre le nouveau variant du virus qui est apparu.

Rappelons que deux vaccins contre la COVID-19 sont actuellement autorités et distribués en Occident, soit celui de Pfizer-BioNTech et celui de Moderna. Des vaccins sont aussi produits actuellement en Chine ainsi qu'en Russie.

Avec les informations de Reuters, et The New York Times

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