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Les tests de dépistage pourraient aussi être demandés à la frontière terrestre

Les voyageurs qui arrivent à la frontière en voiture ou à pied pourraient devoir présenter un test négatif de la COVID avant de pouvoir entrer au Canada.

Des voyageurs attendent dans leur voiture avant de passer la frontière canadienne.

Les employés de l'Agence des services frontaliers du Canada inspectent les véhicules des voyageurs voulant entrer au pays.

Photo : Reuters / Alex Filipe

Ottawa envisage de soumettre tous les voyageurs aux mêmes exigences d’entrée au pays, peu importe leur mode de transport. En ce moment, les règles sont différentes. Mais Ottawa cherche à les uniformiser.

Ministres et fonctionnaires ont entrepris des discussions préliminaires pour savoir s’il serait nécessaire, utile et pratique d’obliger les voyageurs qui arrivent au Canada par la route de présenter un test négatif à la COVID-19, comme c’est le cas pour les voyageurs aériens.

La mesure pourrait entrer en vigueur avant même la réouverture officielle de la frontière canado-américaine, qui est fermée depuis le 18 mars pour les voyages non essentiels. La fermeture a été prolongée jusqu’au 21 février.

L’exigence d’un test négatif dans les 72 heures avant d’entrer au pays par la route doit également être discutée avec la nouvelle administration Biden.

Une personne devant une voiture.

Un automobiliste se présente à un centre de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Sécurité publique confirme à Radio-Canada que ce travail est bien engagé, et des discussions sont en cours, pour renforcer les mesures de contrôles aux frontières terrestres.

Cependant, le ministre de la Sécurité publique Bill Blair avertit les Canadiens que ces nouvelles mesures constituent un niveau de protection supplémentaire pour les Canadiens, et non un tremplin vers la réouverture de nos frontières.

Colmater les failles existantes

Mais les partis d’opposition demeurent sceptiques. La porte-parole du Bloc en matière de sécurité, Kristina Michaud, croit qu’avant d’ajouter de nouvelles règles à la frontière, Ottawa devrait s’assurer que celles qui sont déjà en place sont respectées.

Une femme en veston regarde la caméra.

Kristina Michaud, porte-parole du Bloc québécois en matière de sécurité publique

Photo : Radio-Canada

Il faut, selon elle, resserrer les mesures de quarantaine et la surveillance des voyageurs. La députée Michaud affirme qu’il est possible d’acheter des faux test négatifs de la COVID. Elle ajoute que les vérifications pour savoir si les gens respectent la quarantaine se font rarement en personne et souvent par appel automatisé.

C’est plus facile pour une personne de mentir et de dire : "oui je suis à la maison" si tout ce qu’elle a à faire, c’est appuyer sur le 1.

Kristina Michaud

Demeurer vigilant

L’idée d’exiger des tests négatifs aux frontières terrestres est bien accueillie par le Syndicat des Douanes et de l'Immigration. C’est une bonne idée de standardiser la pratique avec ce qui se fait dans les aéroports, indique le président Jean-Pierre Fortin.

Une ouverture graduelle avec des mesures transitoires permettrait de s’assurer qu’il n’y ait pas une trop grande affluence à la frontière tout d’un coup.

Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des Douanes et de l'Immigration

Les Canadiens sont patients, ajoute-t-il, mais beaucoup ont hâte de reprendre la route, il va falloir demeurer extrêmement vigilant.

Les camionneurs s'attendent à une exemption

L'industrie du camionnage s'attend à être exemptée d'une éventuelle obligation de présenter un résultat de test COVID-19 négatif avant de se présenter à la frontière canado-américaine.

Le président-directeur général de l'Association du camionnage du Québec (ACQ), Marc Cadieux, estime qu'une telle obligation est impensable pour le transport de marchandises.

Il est certain que ça aurait un impact majeur sur la chaîne d'approvisionnement. Au-delà des coûts inhérents, la logistique qu'il faudrait implanter, les temps d'arrêt et la disponibilité de passer ces tests fragiliseraient grandement le transport de marchandises par camion.

Il rappelle que les camionneurs sont déjà exemptés de faire une quarantaine au retour des États-Unis et se dit convaincu qu'une exemption similaire sera accordée si jamais Ottawa impose des tests pour l'entrée aux frontières terrestres.

Source : La Presse canadienne

Vers une réouverture des frontières?

Ce n’est pas demain la veille que la frontière sera rouverte, confie une source gouvernementale.

Avant même de songer à rouvrir les postes-frontières, il faudra voir une nette amélioration de la situation sanitaire, une forte baisse des cas de COVID, tant au Canada qu’aux États-Unis, et que la vaccination soit bien avancée.

On veut protéger nos plus vulnérables avant d’ouvrir les frontières, assure une source gouvernementale.

Le ministre Blair ajoute que tant que nous n'aurons pas l'assurance que ces restrictions peuvent être levées en toute sécurité, nous les maintiendrons en place.

L’objectif d’Ottawa, c’est d’avoir un plan prudent en place quand le moment sera venu. Mais il reste plusieurs détails à régler, notamment, si l’exigence d’un test négatif devrait s’appliquer aux travailleurs essentiels qui ont déjà le droit de traverser la frontière.

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