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L’Alberta élabore des tests pour détecter les variants du coronavirus

Une modélisation de virus en 3D.

Les experts affirment que le nouveau variant britannique se répand plus facilement et plus rapidement. Il serait de 50 % à 74 % plus contagieux que les autres souches.

Photo : getty images/istockphoto / vchal

L’Alberta met au point des tests pour détecter les variants britannique et sud-africain du SRAS-CoV-2, qui provoque la COVID-19, depuis qu’elle en a décelé dans la province durant la période des Fêtes. Elle espère effectuer jusqu’à 100 tests par jour d’ici la fin de janvier.

L’Alberta a jusqu’à présent détecté cinq cas du variant britannique et un cas du variant sud-africain, le premier au Canada. Ils sont tous liés à des voyages.

Ces variants sont plus contagieux, de 50 % à 74 % de plus dans le cas du variant britannique. Cette transmissibilité accrue inquiète les autorités de la santé, qui assurent toutefois qu'il n'y a pas de transmission communautaire de ces variants pour le moment.

La médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, affirme que, depuis le début de la pandémie, l’Alberta procède au séquençage complet de 150 échantillons de tests de dépistage du SRAS-CoV-2, pour détecter toute mutation et repérer les tendances, dont les variants.

Ces nouveaux tests, cependant, se concentreront sur les mutations spécifiques aux variants britannique et sud-africain, afin d’offrir un test plus rapide et efficace qu’un séquençage complet. Malgré tout, ils sont plus longs à effectuer que le test de dépistage actuel et ne peuvent être utilisés à large échelle.

Qui devrait être testé?

Une professeure spécialisée dans les maladies infectieuses de l’Université de l’Alberta, Lynora Saxinger, estime que les 100 tests par jour prévus devraient être faits sur les échantillons de personnes en contact avec des voyageurs venant de zones où ces variants sont très présents.

Une petite proportion des échantillons du reste de la population devrait aussi être testée au hasard, selon elle, pour détecter si ces variants se transmettent dans la communauté.

Nous devons prendre [ces variants] au sérieux, mais nous ne devons pas paniquer. Nous ne savons pas encore s’il y a un problème [de transmission communautaire], affirme Lynora Saxinger.

Nous devons agir comme si ces variants étaient déjà ici, car le risque est élevé. S’il se transmettent rapidement, cela peut faire basculer la situation.

Lynora Saxinger, professeure spécialisée dans les maladies infectieuses à l'Université de l'Alberta

L’Alberta fait partie du Réseau canadien de génomique COVID-19. La province transmettra donc ses informations avec le reste du pays et travaille en collaboration avec le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada.

Avec les informations de Jennifer Lee

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