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Couvre-feu : Sherbrooke adapte sa réglementation pour faciliter le travail des policiers

Un policier remplit une contravention.

Les policiers ont remis des constats d'infraction à des citoyens qui ont refusé de respecter le couvre-feu à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Laurent Ulrich

Radio-Canada

Pour faciliter le travail des policiers, la Ville de Sherbrooke a modifié son règlement municipal afin d’y introduire la notion du couvre-feu. Résultat : les agents de la paix n’auront plus besoin de passer par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour donner un constat d’infraction.

Le conseil municipal a tenu une séance extraordinaire, mercredi après-midi, pour adopter le Règlement no 1-152, modifiant ainsi le Règlement no 1 de la Ville.

Cette adoption modifie le chapitre relatif à la paix, l'ordre, le bon gouvernement et le bien-être général de la population sherbrookoise pendant la période d'urgence de la pandémie de la COVID-19, du Règlement général de manière à prévoir un couvre-feu entre 20 h et 5 h.

Ce règlement permettra aux policiers d'être plus efficaces sur le terrain, soutient le directeur du SPS, Danny McConnell. Les contraventions seront gérées en collaboration avec la cour municipale, plutôt que la Cour du Québec.

De plus, cela permettra de diminuer les risques de transmission entre policiers, affirme Danny McConnell.

Lors de la première fin de semaine de couvre-feu, le SPS avait déployé 20 véhicules et les patrouilleurs se partageaient 6 livrets de constats, ce qui n'est pas non plus très pratique, les gens devaient attendre, souligne-t-il.

Grâce à l'adoption du règlement, les policiers pourront plutôt utiliser le système informatique de leur voiture, ce qui permettra d'éviter d'utiliser ces livrets.

Il permettra également d'être plus dissuasif envers les individus récalcitrants aux mesures en place. Le directeur du SPS est d'ailleurs revenu sur le cas de cette femme qui promenait son conjoint en laisse, après le couvre-feu.

L'absurdité de gens comme ça, qui s'improvisent contre la loi, fait en sorte que présentement, dans les hôpitaux, il y a du délestage qui se fait et des décès surviennent, a-t-il dit.

Ce sont des éléments essentiels et facilitants pour le SPS, qui fait du service de police un service plus efficace, soutient-il.

Plus de 610 constats depuis mars 2020

Danny McConnell a mentionné que depuis le début de la pandémie, en mars 2020, 614 constats avaient été distribués en lien avec la COVID-19.

De ce nombre,

  • 474 concernaient des rassemblements
  • 37 portaient sur des infractions générales
  • 24 ont été données pour avoir fait entrave au travail des policiers
  • 5 ont été remis à des gens ayant simulé avoir la COVID-19
  • 57 portaient sur le non-respect du couvre-feu (sur 604 véhicules et 193 piétons interpellés)
  • 12 ont été données à des bars pour non-respect des mesures sanitaires
  • 6 clients et 1 propriétaire de gym ont été sanctionnés pour avoir utilisé les installations d'un commerce, malgré l'interdiction en vigueur
  • 38 ont été livrées pour des infractions comme le refus du port de masque, le bruit et autres

Le directeur de police soutient qu'aucun constat n'a été remis à un itinérant, parce qu'il se trouvait à l'extérieur après le couvre-feu.

On ne cherche pas à donner des constats, mais à trouver des ressources, affirme-t-il, ajoutant du même souffle que le SPS était sensible à la condition particulière de cette population.

Il rappelle également que les personnes victimes de violence, en détresse ou aux prises avec des problèmes de santé mentale ne doivent pas hésiter à contacter le 9-1-1. Selon lui, les appels pour ces problématiques, ainsi que pour la fraude, sont à la hausse depuis le début de la pandémie.

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