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Un prédateur sexuel qui a sévi à Stoneham plaide coupable

Dany Savard Bonneau.

Dany Savard Bonneau

Photo : Radio-Canada / Sûreté du Québec

Un prédateur sexuel qui a sévi à Stoneham a plaidé coupable mercredi de plusieurs chefs d’accusation de nature sexuelle sur des mineurs.

Dany Savard Bonneau, 32 ans, a plaidé coupable de deux chefs d’accusation de contacts sexuels et deux d’incitation à des contacts sexuels auprès de jeunes filles âgées de 13 et 14 ans. Les faits reprochés se sont déroulés entre juillet et octobre 2020 à Stoneham-et-Tewkesbury.

Il a aussi plaidé coupable dans un dossier de leurre sur une fille de 14 ans en janvier 2020 et de conduite dangereuse en avril de la même année. Ces deux événements sont survenus dans la municipalité où réside Savard Bonneau, soit à Dolbeau-Mistassini, au Lac-Saint-Jean.

Les faits reprochés à Stoneham

Le procureur de la Couronne Michel Bérubé a lu les faits au tribunal devant un accusé repentant. Dany Savard Bonneau comparaissait par visioconférence, de son centre de détention.

J’espère que vous ne serez pas trop dur avec moi, a-t-il dit au tribunal en sanglotant.

En juillet 2020, l’accusé rencontre deux filles mineures à l’aide de l’application Melon.

Le 27 juillet, Dany Savard Bonneau se présente près du domicile de l’une d’elles. Elles font alors sa connaissance. Les filles, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, apprennent du même coup que l’accusé est âgé de 32 ans.

Cette journée-là, il commence à embrasser les filles tour à tour dans son véhicule. Il leur touche les seins et les fesses, explique Michel Bérubé au tribunal.

Il essaie alors de retirer la petite culotte de l’une d’elles pour lui faire un cunnilingus. Lorsqu’elle lui dit qu’elle a seulement 14 ans, il rétorque : ce n’est pas grave, poursuit le procureur de la Couronne.

Au cours des semaines qui suivront, Dany Savard Bonneau a eu quatre ou cinq relations sexuelles avec l’une des deux filles et une avec l’autre, en plus d'obtenir plusieurs fellations, toujours dans sa voiture.

Le 18 octobre 2020, Dany Savard Bonneau propose aux deux filles d’aller les voir. Elles refusent. Il est arrêté le 4 novembre 2020.

Peine plus sévère

Dany Savard Bonneau s'est défendu au tribunal qu’il n’a forcé personne physiquement.

Je n’ai jamais été violent. Ça s'est fait avec douceur. J’ai fait le saut quand j’ai entendu comment elles avaient raconté ça. Ça s’est passé de façon consentante, même si elles ne pouvaient consentir vu mon âge, a affirmé l’accusé au tribunal.

La juge Hélène Bouillon lui a alors demandé s’il reconnaissait qu’elles se soient senties forcées. Oui, je reconnais ça maintenant. J’ai aussi beaucoup de regrets, en passant, a-t-il répondu.

Dany Savard Bonneau doit revenir en cour au mois de mai pour fixer la date de son audience sur la peine. Un rapport présentenciel sera alors remis à la juge Bouillon. Ça vise à éclairer le tribunal sur l’individu et son risque de récidive, explique Me Bérubé à Radio-Canada.

Un arrêt récemment rendu par la Cour suprême du Canada invite les tribunaux du pays à infliger des peines plus sévères et qui reflètent la très grande nocivité des crimes sexuels commis sur des enfants, souligne-t-il.

On peut s’attendre à ce que l'accusé purge une peine de pénitencier de plusieurs années, conclut le procureur de la couronne.

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