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Jeux olympiques ou pas, Geneviève Lalonde est prête pour 2021

L'Acadienne Geneviève Lalonde s'est qualifiée de justesse à la finale du 3000 mètres steeple des Championnats du monde d'athlétisme à Doha.

L'Acadienne Geneviève Lalonde s'est qualifiée de justesse à la finale du 3000 mètres steeple Championnats du monde d'athlétisme à Doha.

Photo : Reuters / Lucy Nicholson

Radio-Canada

Alors que le doute plane sur l'organisation des Jeux olympiques de Tokyo, reportés à l'été 2021, de nombreux athlètes entament l'année avec des questions. La Fusée acadienne, Geneviève Lalonde, revient sur 2020 et sur son entraînement en vue de ces jeux qui pourraient être bien différents l'été prochain.

Quand Geneviève Lalonde répond à l'appel vidéo de Radio-Canada, rien dans son visage ne laisse deviner que 2020 a forcé le report des Jeux olympiques ou qu'une pandémie mondiale fait rage; elle est tout sourire, comme à son habitude.

La coureuse acadienne n'a pas participé à une compétition depuis le début de la pandémie. Évidemment, elle commence à avoir des fourmis dans les jambes, mais l'absence de compétition ne signifie pas l'absence de course. C'est sûr que ça a été une année différente, mais on continue la préparation en vue des jeux, explique-t-elle.

Elle a aussi une peluche dans les mains.

Geneviève Lalonde brandit le drapeau canadien après sa victoire au 3000 m steeple des Jeux panaméricains.

Photo : Reuters / Ivan Alvarado

Celle qui a déménagé à Victoria, en Colombie-Britannique, cette année s'entraîne toujours aussi intensément; au moins une chose que la pandémie n'aura pas changé.

Geneviève Lalonde travaille entre autres avec l'Acadien Joël Bourgeois pour son entraînement. Avec le confinement pendant une partie de l'année, c'était plus compliqué de pousser les limites alors on a vraiment mis une emphase important sur l'entraînement de base.

L'athlète qui compétitionne à l'épreuve de 3000 mètres steeple dit avoir couru beaucoup sur piste au cours de l'été, mais admet la compétition en solo rend les choses un peu moins intéressantes.

Les athlètes pendant le 3000 m steeple.

Geneviève Lalonde en finale du 3000 m steeple, le 10 août 2019 à Lima.

Photo : Reuters / Ivan Alvarado

Des nouvelles inquiétantes

Depuis quelques semaines, les nouvelles provenant du Japon sont plutôt inquiétantes en ce qui a trait à la tenue des Jeux. L'état d'urgence a été décrété à Tokyo le 7 janvier en raison du nombre croissant de cas de COVID-19. Un sondage de l’agence Kyodo News affirme que 35 % des Japonais ne veulent plus du tout de l'événement sportif planétaire et que 45 % demandent un nouveau report.

Pour Geneviève Lalonde, il faut continuer de s'entraîner, sans oublier que la vie continue en dehors des Jeux olympiques. De mon côté la course a toujours été et sera toujours une partie de qui je suis. Je continue de m'entraîner comme d'habitude, mais ça ne m'empêche pas de continuer ma vie en tant que personne.

Elle ne s'en fait pas trop avec la tenue ou non de l'événement, même si elle espère bien sûr pouvoir y être.

Il ne faut pas non plus mettre toute ses billes dans la même poche, surtout quand c'est par rapport à un événement qu'on n'est pas tout à fait optimiste qu'il aura lieu.

Geneviève Lalonde, coureuse et olympienne

Elle ajoute cependant qu'elle est chanceuse, car elle a déjà vécu la frénésie des Jeux olympiques à Rio en 2016. C'est sûr que pour les athlètes qui n'ont jamais été aux Jeux, c'est leur rêve d'y être. Moi, je suis chanceuse parce que j'ai déjà cette expérience-là. Je l'ai déjà vécu, relativise-t-elle.

Geneviève Lalonde durant l'épreuve.

Geneviève Lalonde en finale du 3000 m steeple aux Jeux panaméricains, à Lima le 10 août 2019.

Photo : Reuters / Ivan Alvarado

C'est sûr que j'aimerais être sur la scène internationale et compétitionner, mais il faut aussi prendre en compte l'état du monde.

Geneviève Lalonde, coureuse et olympienne

Si les Jeux olympiques de Tokyo devaient tout de même avoir lieu, ils ne se dérouleraient pas comme à l'habitude. Les cérémonies d'ouvertures, toujours grandioses avec des milliers d'athlètes défilant dans le stade, n'y échapperaient pas.

Le Comité international olympique (CIO) a décidé que les athlètes pourront seulement arriver dans le village olympique cinq jours avant leur compétition. Cela signifie que la délégation d'athlétisme, qui commence ses compétitions au jour 7 des Jeux, ne pourra pas y avoir accès.

Geneviève Lalonde voit cette situation à l'image de l'année 2020 qui a changé beaucoup de choses. Elle rappelle qu'elle a eu la chance de vivre cette grande fête, mais qu'après une année à marteler le message de la distanciation sociale, il serait étonnant que les cérémonies d'ouvertures soient normales. Quand on pense aux Jeux oolympiques, on est là pour célébrer le sport évidemment, mais aussi pour les compétitions. Donc je crois que cette année on va simplement mettre la compétition en premier lieu.

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