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L’investissement pétrolier et gazier devrait reprendre de la vigueur en 2021

De la machinerie lourde est utilisée dans une mine de sables bitumineux, près de Fort McMurray, dans le nord de l'Alberta.

Les exploitations de sables bitumineux comme celles de pétrole et de gaz conventionnels attireront un peu plus d'investissements après le creux de 2020.

Photo : Reuters / Todd Korol

Cette année marquera la fin d’un long déclin des investissements dans les activités pétrolières et gazières, prévoit l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP).

Grâce à la campagne en cours de vaccination contre la COVID-19 et le soutien des gouvernements provinciaux et fédéral, l’ACPP envisage une augmentation de près de 3,4 milliards de dollars dans le secteur conventionnel et des sables bitumineux, pour atteindre 27,3 milliards de dollars en 2021.

L’Association mentionne des programmes tels que la réduction des taxes municipales en Alberta ou la baisse des frais d’électricité en Saskatchewan et en Colombie-Britannique comme étant des soutiens à une stabilisation du secteur. Elle reconnaît également le rôle du gouvernement fédéral et notamment son enveloppe pour réhabiliter les puits abandonnés et orphelins.

La maîtrise de la pandémie reste aussi un facteur clé.

Optimisme général, mais prudent

L’Alberta et la Colombie-Britannique devraient bénéficier en majorité de cette reprise alors que la croissance sera plus modeste en Saskatchewan et stable à Terre-Neuve-et-Labrador, selon les prévisions de l’ACPP.

Cet optimisme se retrouve dans les prévisions d’autres associations du milieu comme celles de l’Association canadienne des entreprises de forage pétrolier qui a également prévu une augmentation de 14 % des forages en 2021.

[Ces prévisions] reflètent l’optimisme considérable que nous avons récemment constaté en Alberta par le biais d’une augmentation des forages et du développement pétrolier et gazier, ce qui attire emplois, revenus et encore plus d’investissement dans notre province, a ainsi dit la ministre albertaine de l’Énergie, Sonya Savage, dans un communiqué. 

Nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais c’est un bon début pour 2021 et cela montre l’importance des réservoirs pétroliers et gaziers albertains pour répondre à la demande post-pandémie, écrit-elle.

Une longue pente à remonter

L’augmentation reste cependant faible par rapport au sommet d’investissements atteint en 2014, année, où 81 milliards de dollars avaient afflué dans le secteur.

Les prévisions sont également bien inférieures à celles que l’ACPP avait effectuées pour 2020.

En début d’année dernière, l’industrie envisageait 2020 comme l’année de la reprise avec un investissement estimé à 37 milliards de dollars. La guerre des prix entre l’Arabie saoudite et la Russie ainsi que la pandémie avaient alors rendu caduques ces prévisions.

Dans les prévisions, aucune mention n’est faite des analyses de certaines organisations affirmant que la demande mondiale de pétrole a déjà atteint son pic.

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