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COVID-19 : le nombre de patients aux soins intensifs atteint un sommet au Québec

Un infirmier au chevet d'un patient.

Au moins 227 personnes sont actuellement traitées dans les unités de soins intensifs du Québec, selon le dernier bilan de la santé publique.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada

Alors que les hospitalisations ne cessent d'augmenter au Québec malgré des restrictions toujours plus sévères, les unités de soins intensifs n'ont jamais traité autant de patients atteints de la COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Si on en croit le dernier bilan de la santé publique du Québec, 1516 malades de la COVID-19 sont actuellement hospitalisés dans la province, soit 19 de plus que la veille.

De ce nombre, 229 patients doivent être traités aux soins intensifs en raison d'une aggravation de leur cas ou de complications. Huit personnes de plus se sont retrouvées aux soins intensifs au cours des dernières 24 heures.

Il s'agit du nombre le plus élevé de patients atteints de la COVID-19 à avoir été recensé dans les unités de soins intensifs des hôpitaux québécois depuis le début de la pandémie.

Le dernier sommet en date remontait au 23 avril dernier, lors de la première vague, alors qu'on dénombrait 227 personnes admises aux soins intensifs de la province.

Par ailleurs, les autorités sanitaires du Québec rapportent 2071 nouveaux cas de COVID-19 dans la province au cours des dernières 24 heures, portant à 234 695 le nombre de cas confirmés au Québec depuis le début de la pandémie.

La santé publique fait également état de 35 nouveaux décès, mais 2 décès non reliés à la COVID-19 ont été retirés du bilan total, ce qui porte à 8815 le nombre total des pertes de vie liées à la COVID-19 dans la province depuis février dernier.

Parmi ces nouveaux décès, 7 sont survenus dans les dernières 24 heures, 23 entre le 6 et le 11 janvier, 4 avant le 6 janvier et 1 à une date inconnue.

L’évolution de la COVID-19 au Québec

Les efforts de dépistage se poursuivent par ailleurs dans toute la province, où 32 350 tests ont été effectués en date du 11 janvier. Ce qui porte à 5 277 747 le nombre total des prélèvements faits au Québec depuis le début de la pandémie.

Mardi, 7855 doses de vaccin ont été administrées au Québec, pour un total de 107 365 depuis le début de la campagne de vaccination, le 14 décembre dernier. Jusqu’à maintenant, 156 325 doses ont été reçues au Québec.

La contagion toujours concentrée dans la grande région de Montréal

Comme c'est le cas depuis plusieurs semaines maintenant, c'est à Montréal et à Laval ainsi que dans Lanaudière et en Montérégie qu'on recense chaque jour le plus de cas de COVID-19.

Laval demeure au premier rang avec un taux de cas actifs de 490,6 pour 100 000 habitants, suivie de Montréal avec un taux de 426,7 pour 100 000 habitants.

Viennent ensuite Lanaudière, avec un taux de 289,5 pour 100 000 habitants, la Montérégie avec 264 pour 100 000 habitants et Chaudière-Appalaches avec 246,1 pour 100 000 habitants.

La situation tout aussi inquiétante en Ontario, selon Québec

À Québec, le cabinet du premier ministre François Legault a réagi brièvement mercredi à l'état d'urgence décrété mardi en Ontario par le gouvernement de Doug Ford, qui exhorte la population à rester chez elle sans toutefois imposer de couvre-feu formel, comme au Québec.

Comme au Québec, la situation de l’Ontario est inquiétante et requiert des mesures fortes, a reconnu l'attaché de presse de François Legault, Ewan Sauves.

L’Ontario a adopté une approche différente de la nôtre. Ultimement, il revient aux gouvernements de chaque province de prendre les mesures qui s’imposent.

Une citation de :Ewan Sauves, attaché de presse du premier ministre François Legault

L'état d'urgence imposée pour 28 jours en Ontario prévoit notamment la prolongation de l'enseignement à la maison dans cinq régions, au moins jusqu'au 10 février.

Les autorités ontariennes ont aussi lancé un ordre de rester à la maison pour les citoyens, qui devront se limiter à des déplacements essentiels, comme pour faire l'épicerie ou se rendre à des rendez-vous médicaux.

Excluant l'imposition d'un couvre-feu, le gouvernement Ford promet une surveillance policière accrue et des amendes pour les contrevenants.

De notre côté, nous avons opté pour un couvre-feu entre 20 h et 5 h, jusqu’au 8 février. La mesure du couvre-feu vient simplifier le travail des policiers, qui peuvent intervenir pour éviter que les gens se rassemblent, a commenté Ewan Sauves.

Ça permet donc une intervention en amont plutôt, avant que les partys privés et rassemblements illégaux n’aient lieu.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

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