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« Près d'une heure d'attente » dehors au centre de prélèvements d'Argyll

Un main recouverte d'un gant médical bleu tient un tube qui se remplit de sang et l'autre main tient l'aiguille dans le bras d'un homme.

Suzanne Blais dénonce que des citoyens doivent attendre à l'extérieur au Centre de prélèvements Argyll. (archives)

Photo : Reuters / Mike Segar

Emy Lafortune

Une citoyenne de Sherbrooke estime que les temps d'attente sont inacceptables au centre de prélèvements d'Argyll. Suzanne Blais soutient qu'elle a dû attendre près d'une heure à l'extérieur du bâtiment, dans le froid, avant son rendez-vous.

À son arrivée, une file d'une quinzaine de personnes attendait déjà d'accéder au centre de prélèvements.

Nous étions probablement six personnes à avoir la même heure de rendez-vous, alors qu’il y a seulement deux personnes qui font des prélèvements à l’intérieur, déplore-t-elle.

Je considère ça anormal de laisser des gens attendre à l’extérieur en plein hiver. Je comprends qu’il n’y a pas de place à l’intérieur, mais ils pourraient donner moins de rendez-vous, tout simplement

Suzanne Blais, citoyenne

Elle explique qu’il y a quelques places assises à l’intérieur, mais que ces dernières sont limitées en raison des mesures sanitaires. Les patients doivent donc faire la file dehors, sans avoir accès à un abri pour les protéger des aléas de la météo

Mme Blais indique que pour sa part, elle n'a pas souffert du froid. Elle souligne toutefois que ce n'est pas le cas de tout le monde.

Il faisait environ -5 à l’extérieur. J’étais bien habillée, mais quand tu ne le sais pas? Il y avait une jeune fille qui était en petits souliers espadrilles, puis son petit coupe-vent. Elle ne s’attendait pas à avoir à attendre une heure à l'extérieur. Elle a eu froid, souligne-t-elle.

Ce n’est pas tout le monde qui arrive en auto, donc tu n’as pas nécessairement un endroit pour te réchauffer ajoute-t-elle.

Elle plaint aussi le personnel du centre.

Je ne blâme aucunement le personnel, je trouve ça vraiment inacceptable de les faire travailler dans des conditions comme ça, qu’ils savent toujours qu’il y a des gens qui attendent dehors, conclut-elle.

Situation « prise au sérieux » par le CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Informée de cette plainte, Carole Larose, directrice adjointe au suivi des opérations à la Direction des services multidisciplinaires du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, a répondu à Radio-Canada par courriel.

En raison de la distanciation physique, il n'est plus possible d'accueillir un nombre important de personnes dans les salles d'attente. Ainsi, l'établissement demande aux gens, pour certains rendez-vous, d'attendre à l'extérieur, dans leur voiture, et de se présenter 5 minutes avant l'heure prévue, note-t-elle.

Plus précisément, pour le centre de prélèvements d'Argyll, des situations se sont produites où un retard s'est créé dans le traitement des rendez-vous du jour, pour diverses raisons. La situation à laquelle vous faites référence est prise au sérieux et nous sommes désolés que cette personne ait dû attendre à l'extérieur, ajoute-t-elle.

Elle note que l’option d’attendre dans la cafétéria du centre a déjà été offerte aux usagers, mais elle est suspendue pour le moment en raison d’une éclosion au centre d’hébergement Argyll.

Selon elle, il serait aussi difficile de remettre des rendez-vous.

Les plages horaires pour le centre de prélèvements d'Argyll sont généralement remplies un mois à l'avance. Annuler un rendez-vous en raison d'un retard dans la journée n'est donc pas la solution privilégiée, et ce, afin de ne pas impacter la prise en charge médicale qui s'en suit.

Carole Larose, directrice adjointe au suivi des opérations à la Direction des services multidisciplinaires, CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Elle mentionne également qu’un mode de fonctionnement pour permettre aux usagers d'attendre dans leur voiture et de revenir au bon moment a été mis sur pied, et que des démarches sont en cours pour recruter davantage de personnel.

Ce n’est pas la première fois que ce genre de situation se produit au centre de prélèvements d’Argyll. Radio-Canada avait reçu deux autres plaintes du même genre dans les dernières semaines.

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