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La proposition d'achat de Carrefour par Couche-Tard accueillie froidement en France

La multinationale québécoise est prête à offrir 25,5 milliards pour acquérir le géant français de l'alimentation.

Le stationnement d'un magasin Carrefour.

Fondé il y a plus de 60 ans, le géant français Carrefour exploite près de 13 000 hypermarchés, supermarchés et dépanneurs dans plusieurs pays.

Photo : The Associated Press / Bob Edme

Radio-Canada

Le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, accueille froidement la proposition d'achat du géant français de l'alimentation Carrefour soumise par la multinationale québécoise Couche-Tard.

Ce qui est en jeu, c'est la souveraineté alimentaire des Français, donc, de ce point de vue là – l'idée que Carrefour puisse être racheté par un concurrent étranger –a priori, je n'y suis pas favorable, a-t-il déclaré en entrevue à la chaîne de télévision France 5.

M. Le Maire a aussi souligné qu'un décret sur les investissements étrangers en France prévoit clairement que les transactions impliquant des firmes du domaine de la distribution alimentaire sont soumises à l'accord préalable du ministre de l'Économie et des Finances.

Cette déclaration est survenue quelques heures à peine après qu'Alimentation Couche-tard eut confirmé avoir récemment soumis une proposition non contraignante à Carrefour de 20 euros (environ 31 $ CA) par action.

L'offre, d'une valeur totale oscillant aux alentours de 25,5 milliards de dollars canadiens, n'a pas semblé convaincre les actionnaires du groupe basé à Laval.

Au lendemain de l'annonce des discussions entre les deux parties, l'action de l'exploitant québécois de dépanneurs et de stations-service a cédé 10,2 % à la Bourse de Toronto pour clôturer à 37,10 $, mercredi.

À Paris, le cours du titre de Carrefour a terminé la journée aux alentours de 17,54 euros (27,20 $ CA) en hausse de 13,4 %, ce qui lui conférait une valeur boursière d'environ 14,3 milliards d'euros (environ 22,3 milliards $ CA).

Les termes de la transaction sont toujours en cours de discussions et demeurent soumis à une vérification diligente, mais la rémunération proposée devrait en grande majorité être en numéraire, a indiqué Couche-Tard, dans un communiqué.

Il n'y a aucune certitude que les discussions déboucheront sur un accord ou une opération, a cependant prévenu l'entreprise.

Couche-Tard n'a pas réagi directement aux propos de Bruno Le Maire, indiquant simplement qu'elle s'en tenait aux informations déjà diffusées publiquement.

Un dépanneur Couche-tard à Montréal.

Couche-Tard possède environ 800 dépanneurs au Québec, et des milliers d'autres commerces similaires dans le monde. Les ventes d'essence comptent cependant pour plus de 70 % de ses ventes.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Dans une communication interne que l'AFP a pu consulter mercredi, Carrefour indique qu'il compte examiner le projet pour savoir s'il est dans son intérêt.

Plusieurs conditions déterminantes devront être satisfaites, peut-on y lire, notamment le fait de permettre une accélération du développement du groupe.

Il faut en outre que l'accord fasse du sens pour l'ensemble de ses parties prenantes, en particulier les collaborateurs du groupe et [soit] créateur de valeur.

Fondé il y a plus de 60 ans, Carrefour exploite environ 12 300 hypermarchés, supermarchés et dépanneurs dans des pays comme la France, l'Espagne, l'Italie, la Belgique, la Pologne, la Roumanie, le Maroc, le Brésil, l'Argentine et Taïwan. Le distributeur a 320 000 employés dans le monde.

Créée en 1980, Alimentation Couche-Tard a grossi avec ses nombreuses acquisitions aux États-Unis, en Europe et en Asie depuis le début des années 2000. Elle compte aujourd'hui près de 14 000 magasins dans le monde et quelque 130 000 employés.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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