•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les infirmières demandent plus d'appui du gouvernement du Manitoba, selon un sondage

Une travailleuse de la santé porte une visière de protection médicale, des lunettes et un masque. Elle regarde un gant.

La réduction du personnel et les heures de travail supplémentaires ont des répercussions sur les soins donnés aux patients, indique le communiqué de l'association qui représente les infirmières.

Photo : Getty Images / Patrick T. Fallon

Radio-Canada

Le système de santé du Manitoba a atteint ses limites, conséquence de la pandémie, et les infirmières ne se sentent pas écoutées, selon un sondage réalisé par l'association qui représente les infirmières, l'Association of Regulated Nurses of Manitoba (ARNM). Ces dernières demandent au gouvernement provincial de les appuyer davantage.

L'ARNM a sondé les infirmières à propos de leur travail en contexte de pandémie.

Beaucoup de répondantes affirment ne pas se sentir incluses dans les prises de décisions et sentent que leurs compétences au travail ne sont pas valorisées, note un communiqué de l’association.

Les personnes qui ont répondu tentent de faire passer le message qu’elles sont inquiètes pour leurs patients et elles-mêmes, mais ce message n’est pas écouté, affirme la directrice générale de l’ARNM, Cheryl Cusack.

Le sondage a été réalisé sur Internet du 9 novembre au 2 décembre auprès de 1192 infirmières du Manitoba. Il a été envoyé à des infirmières des milieux ruraux et urbains.

Les répondantes devaient évaluer la réponse du gouvernement du Manitoba à la pandémie. Leurs réponses allaient de fortement en accord à fortement en désaccord, explique le communiqué. Les répondantes pouvaient aussi ajouter des commentaires.

Environ 11,8 % du total des membres de l'ARNM ont répondu au sondage, selon le communiqué.

La réduction de personnel et les heures de travail supplémentaires ont des répercussions sur les soins donnés aux patients, indique le communiqué.

Les personnes ayant répondu au sondage ont dit craindre des effets négatifs de leur travail sur leur santé mentale et physique et sur leur vie familiale. Certaines envisagent l’option de démissionner, note l'ARNM dans son communiqué.

Compte tenu des connaissances que nous avons acquises lors de la première vague de COVID-19, le gouvernement aurait dû prendre les mesures nécessaires pour augmenter le traçage de contacts, embaucher plus de personnel et offrir des ressources aux travailleurs de la santé dans le but de protéger les Manitobains et de sauver des vies, souligne Cheryl Cusack dans le communiqué.

CBC a tenté d'obtenir des commentaires de la ministre de la Santé et des Aînés, Heather Stefanson, mais sans succès. CBC a aussi tenté de parler à Soins communs Manitoba, l'organisme responsable d’offrir des services de santé provinciaux, mais l’organisme a indiqué qu'il fallait se tourner vers le gouvernement provincial pour obtenir des commentaires.

Selon les informations de Faith Fundal

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !