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COVID-19 : faut-il resserrer les mesures sanitaires en Saskatchewan?

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Scott Moe, pris de profil, en portant le masque à l'Assemblée législative de la Saskatchewan.

La province a annoncé mardi que les ordonnances sanitaires qui venaient à échéance le 15 janvier seront maintenues pendant deux semaines supplémentaires.

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Radio-Canada

Un épidémiologiste saskatchewanais croit que les mesures sanitaires doivent être resserrées après que la province ait enregistré le plus grand nombre de décès liés à la COVID-19 en un mois, soit 104 morts au mois de décembre. Depuis le début de l'année 2021, 49 personnes sont mortes de complications liées à la COVID-19.

Le Dr Nazeem Muhajarine est épidémiologiste et professeur à la faculté de médecine de l’Université de la Saskatchewan. Il rappelle au public d’être vigilant et de faire attention à leur comportement pour éviter que ces chiffres ne continuent d’augmenter.

Depuis le 1er décembre, le nombre de décès dus à la COVID-19 a quadruplé dans la province. En date de mardi, le bilan se chiffrait à 204 morts, alors qu’il était de 51 au début du mois de décembre.

Le Dr Muhajarine note que la majorité des décès sont survenus dans des résidences pour personnes âgées durement touchées par des éclosions de cas. Malgré cette réalité, il demande aux plus jeunes de continuer de suivre les mesures sanitaires.

Les décès ne se produisent pas uniquement chez les personnes âgées qui vivent en résidence. Des jeunes dans la vingtaine, la trentaine et la quarantaine ont également perdu la vie en raison de la COVID-19, explique Nazeem Muhajarine, ajoutant que de nombreux décès sont liés à la transmission communautaire.

Les ordonnances sanitaires maintenues

La province a annoncé mardi que les ordonnances sanitaires qui venaient à échéance le 15 janvier seront maintenues pendant deux semaines supplémentaires, soit jusqu’au vendredi 29 janvier. Elles seront par la suite réévaluées par les autorités sanitaires.

À l’heure actuelle, seuls les résidents d’un même foyer peuvent se rassembler à l’intérieur. Les rassemblements extérieurs sont limités à un maximum de 10 personnes. Il faut s’assurer de respecter la distanciation physique et de porter un masque dans les endroits publics.

Le Dr Muhajarine aurait aimé que le gouvernement mette en place plus de restrictions. Il croit que les restaurants doivent fermer leurs salles à manger et que tous les commerces non essentiels soient fermés.

Portrait de Nazeem Muhajarine.

Le Dr Nazeem Muhajarine est épidémiologiste et professeur à la faculté de médecine de l’Université de la Saskatchewan. (archives)

Photo : Université de la Saskatchewan

Il faut resserrer les règles et rester discipliné. Une fois que nous serons au seuil des 50 nouveaux cas par jour, nous pourrons alors nous détendre un peu, note le Dr Muhajarine.

Il voit d’un bon œil le début de la vaccination dans la province. Ce n’est toutefois pas une raison, selon lui, de baisser notre garde.

Ma crainte est que de nombreuses personnes vont mourir avant d'en arriver à un point où nous pourrons dire que nous avons vacciné la majorité de la population, explique-t-il.

Nazeem Muhajarine craint également l’arrivée de variants de la COVID-19, comme celui qui a été découvert au Royaume-Uni et qui est maintenant arrivé dans plusieurs provinces au Canada.

L'opposition veut une enquête à la résidence Parkside Extendicare

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan réitère sa demande au gouvernement de mener une enquête publique sur l’éclosion de cas à la résidence Parkside Extendicare. En date de samedi, 41 résidents du centre sont morts de complications liées à la COVID-19.

Elle s’est également dite préoccupée par l’éclosion au foyer Lakeview Pioneer Lodge, à Wakaw, où l’ensemble des 44 résidents a contracté la maladie.

Vicki Mowat.

La porte-parole du NPD en matière de Santé, Vicki Mowat. (archives)

Photo : CBC

Les décès que nous avons constatés dans les centres de soins de longue durée étaient prévisibles et évitables, note la porte-parole en matière de Santé, Vicki Mowat.

Le gouvernement de Scott Moe n’a toujours pas confirmé s’il tiendra ou non une enquête. Il affirme cependant que des efforts sont faits pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise.

Avec les informations de Heidi Atter

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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