•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les gardiens de prison veulent être vaccinés en priorité

Un agent de sécurité marche dans le couloir d'un centre de détention.

Au Québec, environ 50 agents de services correctionnels sont actuellement absents du travail en raison de la COVID-19. (Archives)

Photo : CBC / CORRECTIONAL SERVICE OF CANADA

Radio-Canada

Alors que les détenus des prisons fédérales de 70 ans et plus ont commencé à recevoir le vaccin et que ceux des établissements québécois devraient le recevoir sous peu, rien n’est encore prévu pour les gardiens de prison.

Les syndicats qui les représentent souhaitent qu’ils fassent partie des groupes prioritaires pour la vaccination.

Ils estiment notamment que les détenus seraient mieux protégés si les agents étaient immunisés.

C’est sûr que dans l’interaction de tous les jours, on a des interventions physiques, on doit faire usage de la force nécessaire dans certaines circonstances [...], il y a vraiment des réalités où [la distanciation de] 2 mètres ne peut pas être là, explique le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, qui souligne que les gardiens de prison portent de l’équipement de protection individuelle.

Il affirme qu’en ce moment, 25 de ses membres sont atteints de la COVID-19 un peu partout dans la province et que 25 autres sont en isolement préventif. Il souligne aussi que 130 agents ont quitté le métier en six mois.

Le manque de main-d’œuvre est criant, selon le président du Syndicat et il croit que la vaccination des gardiens de prison aiderait au moins à limiter les absences dues à la COVID-19.

Une cellule de prison.

La vaccination a commencé dans les prisons fédérales pour les détenus âgés de 70 ans et plus.

Photo : Radio-Canada

Vaccination des détenus

La vaccination des détenus vulnérables est critiquée par le Parti conservateur du Canada, même s’il s’agit d’une recommandation du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI).

L’avocate en droit carcéral Sylvie Bordelais rappelle que les détenus ont les mêmes droits que les autres citoyens et, d’ailleurs, que ceux qui ont des complications liées à la COVID-19 sont soignés dans les hôpitaux québécois par le même personnel de la santé que le grand public.

Elle estime qu’il est souhaitable de les vacciner ainsi que les agents correctionnels.

On parle de gens qui se côtoient, qui sont dans des milieux fermés, dans lesquels la ventilation est inadéquate, voire totalement ingérable et impossible, donc des gens qui de toute façon devraient pouvoir [avoir] accès à des vaccins le plus rapidement possible, affirme Sylvie Bordelais.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec nous indique que c’est le ministère de la Santé qui détermine les priorités. Le ministère de la Santé n’a toujours pas répondu à notre demande d'entrevue.

D’après les informations d’Amélie Desmarais

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !