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Un chantier maritime international au temps de la pandémie

Un ouvrier vaporise un espace de travail.

Un travailleur s'occupe chaque jour de la désinfection du chantier.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

Répondre aux exigences de la santé publique pour faire face à la pandémie représente un défi pour Verreault Navigation dont le chantier répare des navires de partout dans le monde.

N'entre pas qui veut au chantier maritime des Méchins. Il faut d’abord remplir un questionnaire sur son état de santé 24 heures à l'avance et se laver les mains.

Ensuite, il faut prendre sa température corporelle avec un ordinateur spécialisé. Puis, une agente de sécurité pose les questions d’usage.

À l’intérieur du chantier, un journalier désinfecte tout ce qui peut être touché par les 70 ouvriers qui travaillent en même temps sur le chantier.

Toutes ces mesures sanitaires ont dû être mises en place rapidement après la pause d'un mois imposée par le gouvernement au printemps dernier.

Le vice-président aux opérations, Serge Desrosiers indique que la circulation sur le chantier a dû être revue. On a fabriqué un conteneur, préparé, modifié les portes d’entrée, les portes de sortie, donne en exemple M. Desrosiers.

Une caméra reliée a un écran prend la température d'un travailleur.

Cette caméra spéciale fait un suivi quotidien de la température des travailleurs.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Une caméra faciale avec prise de température a été installée. Avec l’enregistrement automatique de l’individu, on peut avoir un suivi chaque jour, si sa température change ou varie, fait valoir le responsable du chantier.

Navires de l'étranger en vue

Un des premiers navires à entrer dans la cale sèche avait fait escale dans plusieurs pays où la pandémie fait rage, comme l'Italie, l'Espagne et les États-Unis raconte M. Desrosiers.

La peur était omniprésente. Les équipages des navires avaient autant peur de nous que nous, on avait peur d’eux, raconte Serge Desrosiers. Ils arrivaient de l’extérieur et nous, on était dans notre petit coin de pays, mais tout ce qui a été mis en place a été respecté. On a passé à travers ces premiers navires-là.

La majorité de l'équipage des navires qui entrent au chantier demeure à bord. Les seules personnes autorisées à débarquer lors des inspections sont les chefs ingénieurs, les capitaines et les représentants techniques.

Deux immenses navires dans le chantier maritime en hiver.

Environ 150 personnes travaillent au chantier maritime du Groupe Verreault des Méchins.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Les techniciens étrangers doivent se mettre en quarantaine avant de venir travailler sur un navire. Les clients du chantier maritime qui proviennent de partout dans le monde doivent aussi respecter les règles.

Adaptation constante

Toutes les mesures mises en place pour contrer la COVID-19 ont un coût, commente Serge Desrosiers. On peut calculer tout près d’un quart de million de dollars qu’on a investi en temps, en modification, en achat d’équipement , indique M. Desrosiers.

Le chantier a aussi dû s'adapter rapidement aux changements fréquents des règles dictées par la santé publique. C’est toujours le cas, notamment avec l’imposition du couvre-feu.

Il s’agit d’un autre défi pour ce chantier ouvert 24 heures sur 24, sept jours par semaine. Toutes ces mesures semblent aussi rassurer les clients.

Le carnet de commandes de la prochaine année du chantier maritime est déjà rempli à 70 %.

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