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Des disparités sur le marché du travail entre les MRC de l’Abitibi-Témiscamingue

Casques de mineurs

Le secteur minier influence fortement le marché de l'emploi en Abitibi-Témiscamingue. (archives)

Photo : iStockphoto

Le nombre de travailleurs au Québec a augmenté pour une dixième année d’affilée en 2019, mais ils ne semblent pas répartis de façon égale en Abitibi-Témiscamingue. Trois des cinq MRC de la région enregistrent des baisses notables du nombre de travailleurs.

Selon les données provisoires sur l’évolution du marché du travail dans les MRC de la province en 2019, les MRC de Témiscamingue, d’Abitibi-Ouest et d’Abitibi font partie des 10 MRC du Québec ayant la plus forte baisse du nombre de travailleurs de 25 à 64 ans, de 2018 à 2019.

Ces données contrastent avec l’ensemble du Québec, où le nombre de travailleurs de 25 à 64 ans a augmenté pour une dixième année de suite, avec une hausse de 1,2 %.

L’agente de recherche à l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue, Mariella Collini, indique que certaines MRC, comme Rouyn-Noranda et la Vallée-de-l’Or, on un certain avantage, dépendamment des secteurs d’activités majeurs.

Une carte du Québec découpée par MRC avec des codes de couleur.

La variation du nombre de travailleurs de 25 à 63 ans par MRC de 2018 à 2019

Photo : Bulletin sur l’évolution du marché du travail dans les MRC en 2019

Elles vont se caractériser par une économie un peu plus diversifiée, qui peut profiter de la fonction publique, par exemple, en plus d’avoir un secteur qui s'est structuré autour de l'industrie minière également. Donc c’est sûr que dans ce cadre-là, il va y avoir des MRC qui vont toujours un peu plus se distinguer des autres, dit-elle.

Du côté de la MRC d’Abitibi, la pénurie de main-d'œuvre se fait sentir dans plusieurs secteurs. La présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Centre Abitibi, Mariane Michaud, affirme que l’industrie des mines vient jouer pour beaucoup et elle va déterminer énormément où les travailleurs vont.

L’employeur se voit obligé d’offrir des salaires qui sont intéressants s’il veut conserver son monde chez lui. Et ça, c’est une réalité un peu partout, mais c’est très fort ici.

Mariane Michaud, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Centre Abitibi

La MRC du Témiscamingue est aussi celle avec le taux de travailleurs le plus bas, à 74,1 %. La préfète de la MRC, Claire Bolduc, indique que depuis 2017, on tente d’attirer et de retenir la main-d'œuvre.

Au Témiscamingue, on a entre 800 et 1000 emplois disponibles qui pourraient être comblés par du personnel spécialisé ou du professionnel. On est vraiment conscient de la situation, mais on n’a pas attendu de voir des chiffres comme ça pour agir et on est en action depuis déjà trois ans. Maintenant, on a hâte que la tendance se renverse, reconnaît Claire Bolduc, qui souligne que plusieurs travailleurs ont pris leur retraite au cours des dernières années.

Dans les MRC, on élabore des stratégies d’attractivité pour que les jeunes de la région reviennent y travailler après leurs études, et aussi pour faire connaître le territoire aux gens de l’extérieur.

On va essayer d’aller chercher des gens à l’extérieur de la MRC, de les attraper directement dans les salles de cours à l’université avec des campagnes publicitaires web pour leur vendre la région et leur dire à quel point c’est un endroit merveilleux où venir vivre et travailler, mais il y a encore énormément de travail à faire, estime Mariane Michaud.

Mariella Collini souligne cependant une bonne nouvelle : le taux de travailleurs a augmenté dans toutes les MRC de la région, entre 0,6 % et 0,8 %.

Les revenus médians varient selon la MRC

En ce qui concerne la croissance du revenu, encore une fois, certaines MRC diffèrent des autres. Dans toutes les MRC de l’Abitibi-Témiscamingue, on constate une hausse du salaire médian, mais la plus faible augmentation est dans la MRC de Témiscamingue, avec 2,3 %.

Mariella Collini rappelle que la structure de l’emploi peut générer des salaires plus élevés à certains endroits.

Donc là où il y a le secteur minier et la filière qui l’entoure, on peut remarquer des salaires médians supérieurs, c’est le cas de Rouyn-Noranda et de la Vallée-de-l’Or, souligne Mariella Collini, en ajoutant que le salaire annuel moyen d’un emploi minier en Abitibi-Témiscamingue dépasse 110 000 $.

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