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Départs chez GNL Québec : un contexte économique difficile, estime Roger Boivin

Deux hommes et une femme regardent une carte illustrant l'usine Énergie Saguenay.

Tony Le Verger, à gauche, est président par intérim de GNL Québec. Au centre, Stéphanie Fortin, est la directrice principale aux affaires publiques et relations avec les communautés.

Photo : Radio-Canada

Les nombreux départs récents chez GNL Québec se comprennent en raison d'une situation financière plus compliquée actuellement, estime le président du Groupe performance stratégique, Roger Boivin.

Ils s'ajustent à des contextes, comme la COVID. Bon, ils ont perdu un investisseur majeur, c'est sûr, ce qui fait que pour continuer un rythme d'investissement de 5 à 6 millions de dollars par année, ce n'est pas facile pour eux, donc ils diminuent les éléments qui sont moins stratégiques, a indiqué Roger Boivin, lors d'une entrevue accordée à l'émission C'est jamais pareil, mardi matin.

Roger Boivin, qui a réalisé de nombreux mandats économiques pour des clients au Saguenay-Lac-Saint-Jean et qui a déposé un mémoire en faveur du projet devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), faisait référence au retrait plus tôt cette année de la firme Berskhire Hathaway, dirigée par l'investisseur bien connu Warren Buffett.

Il réagissait à trois départs survenus récemment chez GNL Québec, dont celui du gestionnaire principal de projet, l'ingénieur Denis Rivard. Ils s'ajoutaient à ceux des présidents de GNL Québec et du projet lié, Gazoduq, qui sont devenus de simples consultants pour leur précédent employeur en novembre dernier.

Un signal négatif, dit Gaudreault

Portrait de Sylvain Gaudreault.

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, y a vu un signe comme quoi le projet éprouve des difficultés. Avec une succession de départs, et quand même pas des mini départs, c'est des départs importants, pour moi ça envoie un signal négatif pour le projet parce que si c'était un projet qui allait bien, qui avait des bons signaux en termes de financement attaché ou par exemple de lettres d'intention pour acheter éventuellement le gaz naturel liquéfié, bien je pense que c'est des gens qui diraient "ça vaut le coup, je reste là parce que l'avenir est intéressant", a raconté le député qui s'oppose depuis longtemps à la réalisation de ce projet de construction d'une usine de liquéfaction de gaz naturel à La Baie.

Un retard de huit mois pour le BAPE

En temps normal, c'est mercredi que le BAPE aurait dû rendre, au plus tard, son rapport au ministre de l'Environnement, Benoit Charette. Toutefois, le BAPE a demandé un délai jusqu'au 10 mars en raison de la participation importante du public. Rappelons qu'initialement, le rapport devait être rendu au plus tard le 15 juillet 2020, mais les audiences avaient été annulées en mars dernier en raison du début de la pandémie de COVID-19. Ceci représente donc un délai imprévu de huit mois.

Ce retard n'inquiète pas pour autant Roger Boivin. Des projets qui ont été reportés, on en a. L'usine Laterrière a été reportée. Elle a été commencée au début des années 90, annulée, puis redémarrée sept ans plus tard. L'usine de Chambord qu'on vient d'annoncer pour 2021, ça fait cinq ans qu'on travaille dessus, a-t-il énuméré.

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