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Des commerces albertains défient les restrictions sanitaires

Une coiffeuse coupe les cheveux d'une femme.

Les salons de coiffure en particulier estiment qu'ils sont injustement montrés du doigt malgré toutes les mesures sanitaires qu'ils ont prises.

Photo : AP / Manu Fernandez

Agir ou mourir. Telle est la philosophie de Natalie Klein, la propriétaire d’un salon de coiffure d’Innisfail, dans le centre de l'Alberta, qui a décidé d’ouvrir ses portes malgré les interdictions en vigueur, illustrant une frustration croissante chez certains commerçants.

Mme Klein dit qu'elle se sent acculée après plusieurs semaines de fermeture de son salon Bladez to Fadez.

Au début du mois de décembre, la province a ordonné aux commerces de soins esthétiques, aux salles de sport et aux salles de restaurants de fermer leurs portes. Cette fermeture obligatoire a été prolongée de deux semaines jusqu’au moins le 21 janvier.

L’incertitude, c'est comme des montagnes russes. Nous réservons des rendez-vous, nous appliquons les règles sanitaires, puis nous devons annuler tous ces rendez-vous. Ce n’est pas juste pour nous et le public, souligne Mme Klein. 

Nous n’avons plus d’argent.

Natalie Klein, propriétaire Bladez to Fadez

Un tatoueur de Lethbridge a également défié les interdictions provinciales lundi en ouvrant ses portes. L’amende et la menace de suspension de son permis d’activité ont cependant dissuadé Peppermint Hippo Tattoo de renouveler l’expérience. 

La coiffeuse d’Innisfail, elle, se dit prête à contester l’amende en cour pour prouver le manque de logique des restrictions. 

Pourquoi peut-on aller faire toiletter son chien et pas obtenir une coupe de cheveux, se demande-t-elle.

Colère croissante

Le président des chambres de commerce de l’Alberta, Ken Kobly, demande à tous les commerçants de suivre les restrictions sanitaires, mais, selon lui, ces actes de rébellion expriment une frustration croissante. 

Beaucoup ont pris de nombreuses mesures pour assurer la sécurité de leurs clients et, maintenant, ils se demandent pourquoi ils sont montrés du doigt, explique M. Kobly.

M. Kobly pousse la province à trouver des solutions rapidement pour rouvrir au moins partiellement les commerces fermés. C’est une situation désespérée pour eux. [...] Ce gouvernement doit leur donner un peu d’espoir, dit-il.

Il ajoute que le gouvernement provincial manque de clarté sur les critères qui permettront une réouverture, ce qui ajoute à la frustration et à l’incertitude.

Une réouverture régionale?

Le coiffeur de Medicine Hat Paul Hemsing a lancé une pétition en ligne demandant la réouverture des salons de beauté. Mardi après-midi, elle avait recueilli plus de 13 000 signatures.

M. Hemsing aimerait, si ce n’est une réouverture complète, au moins une approche régionalisée comme celle défendue par le député conservateur uni Drew Barnes. Celui-ci souhaite un assouplissement des restrictions dans les zones moins touchées.

Paul Hemsing note que de nombreux coiffeurs n’obtiennent aucune aide parce qu’ils louent une chaise dans un salon et ne sont pas salariés.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

Selon le ministère de l’Emploi, du Travail et de l’Innovation, l’Alberta a octroyé 255 millions de dollars à 38 000 commerces. Les trois quarts reçoivent la subvention dans les 10 jours suivant leur demande.

Selon le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, la frustration des commerçants est compréhensible, mais son gouvernement se devait de prendre des mesures limitant les contacts face à une croissance exponentielle des cas en novembre.

Les mesures feront l’objet d’un réexamen une fois que le nombre de tests augmentera à nouveau après le creux du temps des Fêtes.

Avec les informations du Calgary Eyeopener

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