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Plus de craintes liées à la COVID-19 à Montréal qu’à Québec

Une femme portant un masque et vêtue d'un manteau de cuir regarde la caméra qui photographie une file d'attente sur le trottoir pour passer un test de dépistage de la COVID-19.

Une file d'attente à un centre de dépistage de la COVID-19.

Photo : Reuters / Flavio Lo Scalzo

Un sondage publié mardi par l’Institut national de santé publique (INSPQ) indique que les résidents de la métropole sont, de manière générale, plus craintifs que ceux de la capitale quant aux risques liés à la COVID-19.

Pour l’ensemble des six questions posées sur la perception des risques liés à la pandémie, les Montréalais sont plus nombreux à répondre par l’affirmative. Plus de la moitié affirment se sentir anxieux dans les lieux publics, contre 44 % dans la Capitale-Nationale.

Les trois quarts des citadins de Montréal craignent de contracter la COVID-19, contre seulement 58 % des résidents de la Capitale-Nationale.

Le sondage permet aussi de constater que, de manière générale, les gens sont plus craintifs pour les autres que pour eux-mêmes. Tant à Montréal qu’à Québec, plus de 70 % des répondants craignent de perdre un être cher ou de transmettre la maladie à quelqu’un de leur entourage.

La différence d’opinions entre les deux régions s’explique possiblement en partie par la prévalence du virus. Les données les plus récentes de l’INSPQ recensent près de 9000 cas actifs à Montréal, pour un ratio de 432 cas actifs par 100 000 habitants. On en dénombre 1790 dans la Capitale-Nationale, soit 235 cas actifs par 100 000 habitants.

À l’échelle de la province, un peu plus d’un Québécois sur deux affirme être anxieux dans les lieux publics et les deux tiers craignent d’attraper la COVID-19. Parmi les répondants, 70 % affirment que de contracter le virus serait dangereux pour leur santé.

Les réponses de ce sondage de l'INSPQ ont été recueillies pendant le temps de Fêtes, du 25 décembre au 6 janvier.

La crise achève-t-elle?

À la fin de l’été, plus de la moitié des Québécois pensaient que le pire de la crise était derrière. La tendance s’est inversée depuis, et 54 % pensent maintenant le pire de la crise sévit actuellement, et 35 % estiment que le pire est toujours à venir. À peine un Québécois sur dix est d’avis que le pire est passé.

Après 10 mois de pandémie, les mesures sanitaires commencent également à peser lourd sur le moral. Si 59 % des répondants affirment qu’il sera très facile pour eux de suivre les consignes pendant encore quelques semaines, ce nombre chute à 41 % si les mesures devaient se prolonger encore deux ou trois mois et à 27 % si elles durent encore six mois.

Résultats d'un sondage réalisé par l'INSPQ sur le web auprès de 6600 Québécois du 25 décembre au 6 janvier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Résultats d'un sondage réalisé par l'INSPQ sur le web auprès de 6600 Québécois du 25 décembre au 6 janvier.

Photo : INSPQ

Selon les résultats de ce sondage, les jeunes de 18 à 24 ans sont ceux qui trouveront le plus difficile de suivre les consignes encore longtemps.

Méthodologie

Les sondages de l'INSPQ sont réalisés toutes les deux semaines auprès de 6600 adultes québécois qui répondent à une soixantaine de questions dans un questionnaire en ligne. Les résultats sont pondérés selon les facteurs sociodémographiques de la province et de chaque région, mais ils doivent néanmoins être interprétés avec prudence, parce que les sondages non probabilistes ne permettent pas d'établir une marge d'erreur.

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