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Les autorités du Nunavut implorent la population de se faire vacciner contre la COVID-19

Édifice architectural avec une murale peinte sur un muret de la devanture et des drapeaux qui flottent dans un paysage enneigé.

Une clinique de vaccination sera installée à l'Hôpital général de Qikiqtani durant la journée du 23 janvier.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

Le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq, le ministre de la Santé, Lorne Kusugak, et le médecin hygiéniste en chef, Michael Patterson, affirment que le vaccin contre la COVID-19 est sécuritaire et qu'il est le seul rempart face à la maladie.

Les autorités nunavummiutes s’engagent donc dans une course contre la montre pour convaincre les habitants du territoire de se faire vacciner.

C’est très important que tous les adultes qui peuvent se faire vacciner le fassent, car, au Nunavut il y a de nombreuses personnes qui ont moins de 18 ans et ne peuvent avoir accès [au vaccin], ainsi que de nombreux aînés qui ne peuvent pas non plus se faire vacciner, explique le ministre de la Santé, Lorne Kusugak, en conférence de presse mardi.

D'après lui, même si des habitants ne croient pas à l’efficacité du vaccin, ils devraient se faire vacciner pour le bien de leurs proches et pour que l'année 2021 ne ressemble pas à 2020.

Le vaccin est certifié et sûr à utiliser.

Lorne Kusugak, ministre de la Santé du Nunavut

C’est aussi ce que pensent le Dr Patterson et le premier ministre, Joe Savikataaq. Ce dernier cite en exemple la communauté de Cambridge Bay dans laquelle, 60 % des adultes ont pris rendez-vous pour se faire vacciner. Il espère que d’autres communautés lui emboîteront le pas.

Démonter les rumeurs

Mardi, les autorités du Nunavut ont tenté de démêler le vrai du faux au sujet des rumeurs qui circulent autour des vaccins contre la COVID-19. L’une des craintes que l’on entend, explique M. Savikataaq, c’est que, quand on se fait vacciner, cela injecte un peu de COVID-19 en nous. C’est faux, ce n’est pas la façon dont fonctionne ce vaccin, contrairement à d’autres vaccins.

Il y a beaucoup de désinformation, de ragots et de contre-vérités dans nos communautés à propos du vaccin Moderna, ajoute-t-il en implorant les habitants d’écouter les professionnels de la santé plutôt que de se baser sur les opinions des uns et des autres.

Pendant la conférence de presse, le Dr Patterson a même dû démentir une rumeur selon laquelle des puces électroniques sont injectées en même temps que le vaccin.

Pour faire face à la montée des rumeurs, des réunions d’information ont été organisées pour que les habitants puissent poser toutes les questions qu’ils ont en tête.

Prochaines étapes

La semaine dernière, les aînés et le personnel des soins de longue durée d'Iqaluit ont reçu les premiers vaccins administrés dans le territoire. Le Dr Patterson affirme que les aînés n'ont pas subi d'effets négatifs importants après la vaccination.

Lundi, les équipes de la santé publique étaient à Igloolik et à Gjoa Haven. Elles se rendront à Cambridge Bay et à Arviat cette semaine.

D’autres personnes seront prochainement vaccinées à Iqaluit. Le 18 janvier, nous commencerons à vacciner les groupes prioritaires à Iqaluit en commençant par les aînés de 65 ans et plus et toute personne vivant ou travaillant dans un refuge, explique Michael Patterson.

Il précise que la vaccination se fera sur rendez-vous.

Dans la capitale, deux cliniques seront installées : une dans l’immeuble 1091 de la santé publique, entre le 18 et le 22 janvier, l'autre, à l'Hôpital général Qikiqtani, le 23 janvier.

Le Dr Patterson a aussi précisé que, d’ici le 15 février, le Nunavut devrait recevoir deux livraisons de 6000 doses de vaccins chacune.

Il n’y a plus aucun cas actif de COVID-19 au Nunavut.

Carte montrant les cas de coronavirus par pays

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