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Les entreprises de la région prudentes, mais optimistes malgré la pandémie

Photo de la rue de la Couronne en Basse-Ville de Québec.

Il y a d'un côté, les entreprises qui ont su tirer leur épingle du jeu et de l'autre, celles qui sont toujours durement touché.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Un sondage Leger démontre que 2021 devrait être l'année de la relance économique selon les dirigeants et gestionnaires de la Capitale-Nationale.

Québec International et la Chambre de commerce et d'industrie de Québec ont dévoilé les résultats d'un sondage annuel sur l'indice de confiance des dirigeants d'entreprises. Cette année, 453 gestionnaires de tous les secteurs d'activités y ont participé. Il s'agit d'un record alors que les entreprises traversent une période d'incertitude en raison de la pandémie.

C'est loin d'être la catastrophe, a affirmé d'entrée de jeu Cynthia Darisse, vice-présidente chez Léger.

L'indice de confiance est en baisse, sans surprise, par rapport aux dernières années, mais les chefs d'entreprises anticipent une relance économique dans les prochains mois en raison de l'arrivée de vaccins contre le coronavirus. Ils demeurent prudents, ils pensent que 2021 sera meilleure que l'an dernier, ajoute-t-elle.

De manière générale, plus de la moitié des entreprises de la région prévoit faire des investissements cette année, principalement en recherche et développement et en informatique. Et près des deux tiers d'entre elles évaluent qu'elles auront plus d'employés à la fin de l'année.

Il y a encore de la croissance.

Une citation de :Cynthia Darisse, vice-présidente chez Léger

Le sondage démontre aussi que la pandémie a créé deux types de situations. Il y a d'un côté, les entreprises qui ont su tirer leur épingle du jeu et de l'autre, celles qui sont toujours durement touché.

Les secteurs des assurances, des sciences de la vie, comme Medicago qui travaille sur le vaccin, l'industrie des jeux vidéo et des technologies de l'information ont fonctionné à plein régime dans la dernière année.

En contrepartie, les secteurs de la culture, de la restauration et de l'hôtellerie subissent encore les contrecoups de la pandémie.

Ça va très bien ou très très mal, a souligné Steeve Lavoie, président et chef de la direction de la Chambre de commerce, ce que l'on voyait moins dans le passé.

L'indice de confiance pour l'année à venir se compare à celui des années 2014 et 2015. Cela correspond aux années d'austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Pénurie de main-d'œuvre

La pandémie n'a pas réduit les problèmes de recrutement de main-d'oeuvre et de rétention pour les entreprises. Ça reste un enjeu majeur, précise Steeve Lavoie.

Steeve Lavoie, président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Québec

Steeve Lavoie, président de la Chambre de commerce et de l'industrie de Québec

Photo : MARC ANTOINE HALLE/Chambre de commerce et de l'industrie de Québec

Il explique qu'il y a eu une migration des employés l'an dernier. Certaines personnes des milieux de la restauration ou de l'hôtellerie par exemple, ont profité de la conjoncture économique pour se réorienter. Ces secteurs étaient déjà largement touchés par le manque de main-d'oeuvre.

Cet enjeu deviendra encore plus important au moment de la relance économique, croit le président et chef de la direction de la Chambre de commerce.

Certains restaurateurs me disent qu'ils ne savent pas s'ils pourront rouvrir, faute de personnel qualifié. Les meilleurs sont partis.

Une citation de :Steeve Lavoie, président et chef de la direction de la Chambre de commerce

Santé mentale

Pour la première fois, une question du sondage porte sur l'état de santé mentale des dirigeants et de leurs employés. 47% des chefs d'entreprises qualifient leur santé mentale de très bonne ou d'excellente. Ce pourcentage chute chez les plus jeunes entrepreneurs à 26%.

L'autre donnée intéressante est l'évaluation des chefs d'entreprises sur l'état d'esprit de leurs employés. Ils sont beaucoup moins optimistes. Ils évaluent qu'à peine le quart de leurs employés sont en très bonne ou excellente santé mentale. Force est de constater que les gens d'affaires s'inquiètent pour leur monde, estime Cynthia Darisse.

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