•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les producteurs forestiers attendent toujours la diminution de taxes foncières

Un terrain boisé et enneigé.

Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent déplore qu'aucune baisse de taxes n'ait été accordée dans la dernière année (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Radio-Canada

Un an après la modification législative permettant aux municipalités de diminuer les taxes des propriétaires forestiers qui exploitent leurs lots à bois, aucune municipalité du Bas-Saint-Laurent ne s'est prévalue de cette possibilité, ce que déplore le Syndicat des producteurs forestiers.

Cette modification législative a été mise en place pour offrir un répit aux producteurs forestiers dont le compte de taxe foncière augmente en même temps que la valeur de leurs terrains.

Selon le Syndicat des producteurs de bois du Bas-Saint-Laurent, de plus en plus de gens acquièrent des lots à bois pour d'autres activités que l'exploitation forestière comme la chasse ou le plein air.

Cet engouement pour les lots à bois a fait exploser leurs prix dans les dernières décennies.

Par contre, la valeur du bois, elle, n'augmente pas au même rythme que celle des terrains.

« Quand t'es rendu que, pour payer tes taxes, il faut que tu fasses couper 25 à 30 cordes de bois, au net, pour payer tes taxes, ça devient lourd. »

— Une citation de  Maurice Veilleux, président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent
Maurice Veilleux.

Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Maurice Veilleux

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

C'est ce qui a poussé le gouvernement du Québec à annoncer l'an dernier la nouvelle possibilité d'offrir une diminution de taxes foncières aux propriétaires de lots à bois qui exploitent la ressource.

Le Syndicat des producteurs forestiers demandait la mise en place d'une telle mesure depuis une quarantaine d'années.

Par contre, aucune municipalité n'a voté de résolution pour diminuer ses revenus provenant des lots à bois.

Je pense qu'il faut prendre en considération les efforts qui sont consentis par les agriculteurs et par les forestiers, parce c'est nous qui soutenons l'économie dans nos villages, dans nos milieux. Maintenant, est-ce qu'on en tient compte de ça? J'en doute vraiment, soutient un producteur forestier de Saint-Charles-Garnier, Jean-Maurice Lechasseur.

Les municipalités montrent le provincial du doigt

Les municipalités préféreraient que Québec rembourse directement une partie de l'augmentation de taxes municipales aux producteurs de bois, comme ce qui se fait pour atténuer la spéculation des terres agricoles.

Georges Deschênes.

Le maire de Saint-Gabriel-de-Rimouski, Georges Deschênes

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Le maire de Saint-Gabriel-de-Rimouski, Georges Deschênes, lui-même propriétaire d'un lot à bois, accuse le gouvernement provincial d'avoir pelleté le problème lié aux taxes foncières des producteurs forestiers dans la cour des municipalités.

« Ce sont mes autres citoyens qui vont payer pour le fonctionnement de la municipalité si je déduis les lots forestiers. Le Ministère nous a "pitché" ça pas mal, sans aucune consultation. »

— Une citation de  Georges Deschênes, maire de Saint-Gabriel-de-Rimouski

[Le Ministère] s'est retiré tranquillement des subventions. Puis, il a diminué ses subventions au niveau des producteurs forestiers et c'est nous qui [devons compenser]? C'est pas normal!, poursuit le maire de Saint-Gabriel-de-Rimouski.

Le Syndicat des producteurs forestiers compte mobiliser ses membres afin qu'ils se rendent aux séances de leurs conseils municipaux pour faire pression sur ces derniers dans le but que des résolutions pour alléger leurs comptes de taxes foncières soient adoptées.

D'après les informations de Michel-Félix Tremblay

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !