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La pandémie a des répercussions sur la santé mentale des étudiants

JoAnna Clark

Les étudiants universitaires en Nouvelle-Écosse connaissent d'importants défis en matière de santé mentale à cause de la pandémie, selon JoAnna Clark, de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.

Photo : Gracieuseté/Joanna Clark

Radio-Canada

Les étudiants universitaires connaissent des problèmes de santé mentale sans précédent à cause de la pandémie, selon la présidente de la section néo-écossaise de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, JoAnna Clark.

Cet organisme représente des associations d’étudiants des universités Sainte-Anne, NSCAD, King's College, Mount Saint Vincent, Dalhousie et de celle du Cap-Breton.

Selon JoAnna Clark, l’organisme se concentre ces temps-ci sur l’offre de soutien en santé mentale pour les étudiants.

La consigne d’éloignement physique nuit à l’esprit communautaire qui régnait habituellement dans les campus avant l’arrivée de la COVID-19, explique-t-elle, et la situation est particulièrement difficile pour ceux qui ont connu la vie universitaire avant la pandémie.

La Fédération, dit-elle, entend particulièrement des étudiants se plaindre d’une plus grande charge de travail et de tombées plus exigeantes pour leurs travaux alors qu’ils ont accès à moins de ressources dans les campus qu’avant la pandémie.

JoAnna Clark demande aux universités de ne pas augmenter les droits de scolarité étant donné que les étudiants se sentent moins bien servis par l’enseignement en ligne. Il faut réfléchir aux droits de scolarité et veiller à ce que l’accès à l’éducation universitaire soit au moins abordable, sinon gratuite, dit-elle.

Elle craint que les conditions actuelles dissuadent des gens de poursuivre leurs études alors que la société a tant besoin de chercheurs et de professionnels de la santé.

La Fédération, souligne JoAnna Clark, recommande plus de compassion pour les étudiants au moment d’établir leur classement, leur succès ou leur échec, afin de réduire leur stress.

L’Université du Manitoba, par exemple, permet à ses étudiants d’écarter une note de leur moyenne pondérée cumulative. L’Université Laurentienne permet à ses étudiants de choisir un simple classement de succès ou d’échec, selon le cas, plutôt qu’une moyenne précise.

Les étudiants étrangers ont besoin de soutien

La détresse des étudiants étrangers inscrits aux universités de la Nouvelle-Écosse est aussi une source de préoccupation pour JoAnna Clark.

En plus de payer des droits de scolarité plus élevés, explique-t-elle, ils doivent payer les coûts de leur isolement à l’hôtel pendant deux semaines à leur arrivée dans la province.

Puisque le gouvernement reconnaît l’importance et la valeur d'accueillir des étudiants de l’étranger, il devrait leur offrir un certain soutien financier, estime Mme Clark.

Le campus.

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants représente les étudiants de l'Université Sainte-Anne, entre autres en Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : CBC / Michael Gorman

JoAnna Clark demande aussi à la population de cesser d’accuser les étudiants d’être responsables de certaines éclosions de COVID-19 dans la province. Beaucoup d’étudiants, rappelle-t-elle, gagnent leur vie en travaillant à des endroits où le risque de contagion est toujours présent, comme dans les commerces de détail, les épiceries, les restaurants.

Mme Clark ajoute que son équipe et une autre à Terre-Neuve-et-Labrador vont unir leurs forces pour offrir des séances d’information aux étudiants de l’Atlantique. Il est aussi question de certaines initiatives, comme des séances de yoga, de tricot ou de visionnement de films, pour appuyer l’esprit communautaire.

Avec les renseignements de Vernon Ramesar, de CBC

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