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Sans neige ni glace, les motoneigistes et les pêcheurs d'éperlan s'arment de patience

Deux motoneigistes circulent sur un sentier.

Pour le moment, la plupart des sentiers de motoneige sont encore fermés (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

Malgré le temps doux et le manque de neige, les saisons de motoneige et de pêche sur glace ne sont pas encore à l'eau et l'espoir de pouvoir s'adonner à ces activités d'ici la fin du mois est bien présent chez les adeptes.

De Kamouraska vers l'ouest, ça circule localement, affirme le deuxième vice-président de Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Denis Langevin, en entrevue à l'émission Info-réveil.

Il ajoute toutefois qu'en ce qui concerne l'ensemble du Bas-Saint-Laurent, la patience est de mise.

Ça nous prendrait idéalement une belle tempête de 30 cm, ce serait la crème sur le gâteau. Mais si on parle juste du gâteau, un petit 15 cm, on pourrait déjà circuler passablement dans toute la région.

Une citation de :Denis Langevin, deuxième vice-président de Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

M. Langevin admet qu'au début de la saison, quelques personnes ne respectaient pas la fermeture des sentiers.

On a fait comprendre qu'on circule sur beaucoup de propriétés privées, c'est environ 50 % de notre réseau, alors c'est une question de respect pour les propriétaires. On a donc avisé les membres et actuellement je pense que tout le monde respecte les fermetures des sentiers. C'est une question de sécurité aussi, rappelle-t-il.

Affiche de circulation d'un sentier de motoneige l'hiver

S'il est possible de circuler dans certains sentiers de l'ouest du Bas-Saint-Laurent, selon M. Langevin, ce n'est pas le cas ailleurs dans la région (archives).

Photo : Radio-Canada / Sébastien St-Onge

Malgré le début tardif de la saison, M. Langevin assure que l'adhésion aux clubs de motoneigistes est relativement stable avec 97 000 membres jusqu'à maintenant, comparativement à 102 000 l'an passé.

Il faut se rappeler que les gens des États-Unis et du Nouveau-Brunswick n'ont pas pris leur carte de membre cette année, alors au Québec depuis 4-5 ans, il y a une hausse presque vertigineuse, souligne-t-il.

Il estime par ailleurs que si les sentiers peuvent ouvrir d'ici le 20 ou le 25 janvier, la saison sera sauvée.

L'éperlan est au rendez-vous, mais pas la glace

De leur côté, les amateurs de pêche sur glace doivent aussi prendre leur mal en patience.

Présentement, il n'y a pas de glace, quelques morceaux de glace qui se promènent, constate le président de l'Association des pêcheurs d'éperlans de la rivière Rimouski, Gaston Dionne.

À partir de la semaine prochaine, on va tomber dans le -14 et le -15 degrés au moins pour une bonne partie de la semaine, alors ça va nous aider beaucoup, ajoute-t-il.

L'année passée, on était entré sur la banquise autour du 20 janvier. Cette année, si les conditions le permettent, je crois qu'à la fin janvier, on devrait être capable d'embarquer sur la banquise.

Une citation de :Gaston Dionne, président de l'Association des pêcheurs d'éperlans de la rivière Rimouski

Généralement, la saison à cabane dure environ un mois ou un mois et demi, mais à pied, ça peut durer jusqu'à deux mois, précise-t-il.

Des pêcheurs installent leurs cabanes sur la banquise.

En 2019, des pêcheurs avaient dû braver un froid polaire pour installer leurs cabanes à Rimouski (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

L'année passée, l'Association des pêcheurs avait réuni environ 200 membres, selon M. Dionne, qui précise que de nouvelles adhésions sont encore reçues chaque jour.

On voit que les gens ont hâte d'aller à la pêche sur glace. On en a vu beaucoup qui sont allés à L'Isle-Verte parce que la pêche sur glace est débutée, affirme-t-il.

En attendant, les pêcheurs peuvent malgré tout se consoler puisque l'éperlan semble déjà bien présent dans les eaux de la région.

D'après les biologistes du ministère, la population d'éperlans est en légère progression depuis 3-4 ans, parce que plusieurs frayères se sont ajoutées dans les rivières de l'estuaire sud du Saint-Laurent, ce qui fait que la ressource devrait être là, assure M. Dionne.

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