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Trois militants d'Extinction Rebellion plaident coupables pour méfait

Une femme tient le bras en l'air en signe de victoire sur la structure du pont Jacques-Cartier.

Les militants d'Extinction Rebellion ont été arrêtés le 8 octobre 2019 sur la structure du pont par des policiers du groupe tactique de la Sûreté du Québec, assistés de l'équipe de sauvetage en hauteur des pompiers de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Radio-Canada

Les trois militants écologistes d'Extinction Rebellion qui ont bloqué le pont Jacques-Cartier le 8 octobre 2019 ont plaidé coupables d'une accusation de méfait, lundi au palais de justice de Montréal.

Yann Robitaille, Chantal Poulin et Mélanie Dupuis avaient grimpé dans la structure en pleine heure de pointe le matin pour dénoncer l'inaction des gouvernements face aux changements climatiques.

Sur le coup, il m’a semblé que c’était la meilleure chose à faire, mais aujourd’hui, je réalise plus les conséquences de mon geste. J’ai fait mon coup d’éclat et je n’ai pas l’intention de recommencer.

Une citation de :Chantal Poulin

Yann Robitaille dit pour sa part regretter les conséquences de leur action sur le trafic ce matin-là. Ce n'était pas notre intention initiale. On voulait attirer l’attention sur une situation qui est encore aujourd’hui d’actualité.

Manifestation du groupe écologiste Extinction Rebellion sur le pont Jacques-Cartier.

Les policiers contrôlent le pont alors qu'en haut, dans la structure, les militants tentent de déployer leur bannière.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Leur geste d'éclat avait entraîné la fermeture du pont pendant plus d'une heure et un bouchon de circulation monstre. Ils avaient grimpé à l'armature du pont à l'aube, ont brièvement déployé une banderole et ont fait un discours diffusé en direct sur Facebook.

Les trois militants ont rapidement été rejoints par une équipe de spécialistes du sauvetage en hauteur composée de pompiers et de policiers de la Sûreté du Québec (SQ). L’opération policière pour les déloger avait nécessité de longues heures et la fermeture du pont en pleine heure de pointe matinale.

Un mouvement mondial

Les parties ont suggéré de recevoir une absolution conditionnelle, assortie d'une probation d'un an et de 240 heures de travaux communautaires. La juge a pris l'affaire en délibéré jusqu'à mercredi.

En recevant une absolution, les activistes espèrent limiter les dommages sur leur carrière. Deux d'entre eux sont enseignants et l’autre souhaite poursuivre une carrière en massothérapie.

Leur geste s’inscrivait dans une série d'actions coups de poing entamées par Extinction Rebellion pendant deux semaines en octobre 2019. Extinction Rebellion dénonçait notamment les projets d’oléoducs et de gazoducs Trans Mountain et GNL Saguenay.

Le mouvement Extinction Rebellion est à l'origine d’autres coups d’éclat ailleurs au Canada et dans de nombreuses villes dans le monde.

Extinction Rebellion a vu le jour au Royaume-Uni à la fin de 2018, à l'initiative d'universitaires notamment, et s'inspire de la stratégie de lutte pour les droits civiques aux États-Unis, dans les années 1960. Le mouvement s'est étendu grâce aux réseaux sociaux et dit réunir aujourd'hui 500 groupes dans 72 pays.

Avec les informations de Geneviève Garon

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