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Le gestionnaire principal de projet de GNL Québec quitte son poste

Une carte indiquant l'emplacement projetée de l'usine Énergie Saguenay.

La carte montre l'emplacement projeté du projet de l'usine Énergie Saguenay.

Photo : Radio-Canada

L’ingénieur et gestionnaire principal de projet chez GNL Québec, Denis Rivard, quitte l’entreprise.

Son départ, survenu au cours des derniers jours, fait suite à celui d’autres détenteurs de postes stratégiques au sein du bureau de Saguenay, dont le gestionnaire des communications et un membre de l’équipe de relations publiques.

Denis Rivard jouait un rôle crucial du côté de GNL Québec. Il y travaillait depuis mars 2019. Lors de la première partie des audiences du BAPE tenues en septembre 2020, il a livré une portion de la présentation du projet aux commissaires et aux participants. Il était accompagné de ses collègues de la haute direction.

Notre ingénieur de projet, Denis Rivard, incarne à merveille ce maillage entre l’expertise qu’on trouve dans la région et le développement d’un projet de classe mondiale. [...] Nous sommes fiers de pouvoir compter sur un ingénieur de sa trempe, qui a fait le choix de revenir chez lui pour réaliser ce qu’il considère être le plus important défi professionnel en carrière, est-il possible de lire dans le mémoire déposé au BAPE par les employés de GNL Québec en octobre dernier.

Le départ de Denis Rivard survient quelques mois après celui du président, Pat Fiore, qui a quitté son poste pour devenir simple consultant. C’est le vice-président de GNL Québec, Tony Le Verger, qui est maintenant à la barre de l’entreprise à titre de président par intérim. Il occupe une double fonction, puisque les deux postes ont été fusionnés.

Peu après l’annonce du retrait de Pat Fiore en novembre, l’entreprise Gazoduq, qui fait aussi partie du projet Énergie Saguenay de GNL Québec pour le volet impliquant la construction d’une conduite souterraine de 780 kilomètres à partir de l’Ontario, a également perdu son numéro un. Le président, Louis Bergeron, demeure chez Gazoduq, également à titre de consultant.

Plusieurs observateurs, dont l’économise Éric Pineault, qui est vertement contre le projet de construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à La Baie, ont dressé un lien direct entre les départs de hauts dirigeants de GNL Québec et de Gazoduq et la fragilité financière de l’entreprise.

Des choix personnels

Interrogée vendredi au sujet de récents départs d’employés-cadres, la directrice des communications et des relations avec la communauté chez GNL Québec, Stéphanie Fortin, avait assuré qu’outre deux membres de son équipe qui ont choisi de partir pour des raisons personnelles, l’équipe de GNL Québec demeurait intacte.

Lundi, la porte-parole a cependant confirmé à Radio-Canada que Denis Rivard ne faisait plus partie de l’équipe de GNL Québec, comme en fait foi également son profil personnel sur le réseau LinkedIn. Stéphanie Fortin ne dresse pas de lien entre la situation financière de GNL Québec et les récents départs.

On sait que le principal bailleur de fonds de GNL Québec, le conglomérat américain Berkshire Hathaway, s’est retiré du projet l’an dernier, dans la foulée de la crise ferroviaire au pays.

Qu’on soit plus dans une phase de développement à long terme, parfois les gens peuvent prendre certaines décisions que nous ne commenterons pas de façon publique parce que ce sont des décisions personnelles, mais c’est bien entendu que ce sont des postes qui vont être absolument nécessaires au moment où nous allons construire le complexe. Mais pour construire le complexe, ça prend les autorisations. En ce moment, on est dans cette phase-là d’attente, a commenté Stéphanie Fortin.

Un projet qui divise

Une majorité d’intervenants qui ont pris la parole lors de la deuxième partie des audiences du BAPE en octobre se sont prononcés contre le projet Énergie Saguenay, évalué à 9 milliards de dollars. Toutefois, le milieu économique, Promotion Saguenay, la Ville de Saguenay, plusieurs élus et des représentants d'organismes liés au monde des affaires ont réitéré leur désir de voir Énergie Saguenay se concrétiser.

La semaine dernière, le BAPE a fait savoir que son mandat a été prolongé en raison de l'ampleur de la participation du public. Le document final sera donc soumis au ministre de l’Environnement, Benoît Charette, au plus tard le 10 mars, soit deux mois plus tard que prévu.

Avec la collaboration de Michel Gaudreault

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