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Homicide involontaire de son conjoint violent : « La relation était toxique »

Portait de Sabrina-Rose Dufour dans un couloir du palais de justice.

Sabrina-Rose Dufour au palais de justice de Montréal

Photo : Radio-Canada

Le procès de Sabrina-Rose Dufour s'est ouvert lundi au palais de justice de Montréal. La femme de 28 ans est accusée d'avoir causé la mort de Phillip Lloyd Celian, ce qui a mis fin à une relation marquée par la violence conjugale.

Il s'agit d'une relation qui était toxique, qui a rencontré une fin dramatique pour toutes les personnes qui ont été impliquées, a déclaré la procureure aux poursuites criminelles et pénales Jasmine Guillaume, dans sa déclaration d'ouverture aux jurés.

En février 2019, Sabrina-Rose Dufour était hébergée dans une maison pour femmes victimes de violence, après avoir été en couple pendant deux ans avec la victime.

Cette relation était empreinte de jalousie, de violence, tant verbale que physique. Malgré les insultes échangées de part et d'autre, une séparation, l'implication de plusieurs intervenants en violence conjugale, monsieur Celian et l'accusée gardaient contact et poursuivaient de façon épisodique leur relation dévastatrice, a raconté Me Guillaume en faisant le résumé de ce qu'elle entend démontrer au jury.

Les dernières heures

Le 5 février 2019, l'accusée s'est rendue à l'appartement que son ex-conjoint, Phillip Lloyd Celian, 24 ans, partageait avec sa mère.

Un conflit a éclaté et la mère de la victime aurait vu son fils frapper l'accusée.

Sabrina-Rose Dufour a refusé de communiquer avec la police et a quitté les lieux.

Sabrina-Rose Dufour et Phillip Lloyd Celian se sont retrouvés quelques heures plus tard et sont revenus à l'appartement.

En milieu d'après-midi, le 6 février, M. Celian est sorti de son logement blessé. Il a cogné chez un voisin qui a communiqué avec le 911. Le décès du jeune homme a été constaté à l'hôpital, peu de temps après.

C'est moi qui l'ai poignardé

Sabrina-Rose Dufour se serait sauvée de l'appartement avant l'arrivée des secours.

Peu après, elle se serait présentée devant le périmètre de sécurité et aurait fait des aveux à un policier. Je suis victime de violence conjugale. C'est moi qui l'ai poignardé. Le couteau est à l'intérieur de l'appartement, aurait-elle confessé, avant d'être arrêtée.

Le ministère public a enjoint aux jurés d'examiner la preuve sans préjugés ni sympathie et en évitant de se fier aux apparences.

Il s'agit d'un dossier empreint d'émotions sur un sujet difficile qui touche des valeurs fondamentales de notre société, a soutenu Me Guillaume.

Sabrina-Rose Dufour est en liberté pendant son procès. Elle est représentée par Me François Taddeo. Le procès est présidé par la juge Hélène Di Salvo.

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