•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les risques de contracter la COVID-19 en faisant de la pêche sur glace

Une cabane à pêche sur la glace.

La transmission par aérosols peut être favorisée dans une cabane à pêche. (archives)

Photo : Radio-Canada / Claudie Simard

La pêche blanche n'est pas sans risque de propagation de la COVID-19, même si c'est une activité extérieure. En cette saison de pêche blanche, quelles précautions devrait-on prendre?

Des personnes ont contracté la COVID-19 après avoir participé à une activité de pêche sur glace, rapporte le Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue.

La médecin-conseil à la santé publique en Abitibi-Témiscamingue, Dre Omobola Sobanjo, rappelle de toujours respecter les mesures comme la distanciation physique et le port du masque, dehors tout comme à l’intérieur.

Nous avons eu des situations où il y a eu de la transmission, même lors d’activités extérieures. Donc des gens qui ont fait des activités comme la pêche sur glace et qui ont fait ça de façon rapprochée, sans respect des mesures, témoigne-t-elle.

Pourquoi est-ce arrivé?

Certes, la pêche blanche se pratique à l’extérieur, sur un plan d’eau, mais dans les cabanes à pêche ou les tentes, les risques de transmission par aérosol augmentent, comme l’explique la professeure en génie civil et environnemental à Virginia Tech., Dre Linsey Marr.

Si cette enceinte est petite et mal ventilée et qu’il y a plusieurs personnes dedans, n’importe quel virus qui peut se trouver dans les gouttelettes d’une personne, quand elle respire ou quand elle parle, peut s’accumuler dans l’air. C’est comme si quelqu’un fumait dans la tente et que la fumée de cigarette s’y trouvait. Les gens à l’intérieur pourraient en respirer beaucoup, affirme-t-elle.

Le gouvernement recommande un maximum d’une personne par 20 mètres carrés dans les commerces. Cependant, les cabanes à pêche mesurent souvent moins de 20 mètres carrés et peuvent accueillir deux personnes et plus.

L’Abitibi-Témiscamingue se situant au palier d’alerte orange durant les Fêtes, six personnes ne vivant pas toutes à la même adresse avaient l’autorisation de pratiquer la pêche blanche ensemble, par exemple.

Le professeur au département de santé environnementale et de santé au travail de l’École de santé publique de l’Université de Montréal, Maximilien Debia, indique que la présence d’une seule bulle familiale par cabane consiste la meilleure façon d’éviter la propagation du virus.

Le masque est une des mesures qui permet de limiter le risque, souligne-t-il. Ni le masque ni aucune mesure n’est efficace à 100 %, sinon on aurait déjà trouvé la recette. On additionne toutes les mesures de santé publique, donc le couvre-visage, la distanciation, le lavage des mains et la ventilation des milieux intérieurs, énumère-t-il.

Le simple fait de laisser la porte ouverte peut grandement contribuer à une meilleure circulation de l’air et donc à réduire le risque que le virus reste en suspension.

C’est certain que de faire une aération minimalement entre deux bulles familiales, ce serait important.

Dr Maximilien Debia

Dre Linsey Marr abonde dans le même sens. Ouvrir la porte, ou encore mieux, plusieurs portes, va permettre à l’air de se déplacer dans l'espace, de se diluer plus rapidement et d'enlever le virus qui s’est échappé dans cet espace, souligne-t-elle. Le virus peut demeurer dans les airs plusieurs heures, que l’on soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Alors la question qu’il faut se poser, c’est : À quelle fréquence il y a échange d’air entre l’espace où vous êtes et l’air provenant de l’extérieur?

L’interdiction de tout type de rassemblement dans l’ensemble du Québec depuis quelques jours réduit la clientèle des pourvoiries, comme le témoigne Kim Dulong, propriétaire de la pourvoirie Dulong à Rémigny.

Il y avait des gens qui s’informaient, et là je leur expliquais que non, je ne loue pas de cabane si ce n’est pas pour une seule famille, raconte-t-il. Il précise qu’il lave les cabanes à pêche après chaque location.

Que ce soit pour la pêche blanche ou tout autre contexte, l’experte en aérosols Linsey Marr conseille de toujours retrouver au moins deux de ces trois éléments lors d’une activité : être à l’extérieur, porter le masque et maintenir deux mètres de distance.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !