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COVID-19 : 48 000 Canadiens appelés à participer à une étude sur les anticorps

Des éléments de la trousse.

Des Canadiens recevront par la poste une trousse et une invitation à participer à l'étude en fournissant un échantillon sanguin.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Comme d’autres personnes ailleurs au pays, plus de 3600 Manitobains recevront ces jours-ci, dans leur boîte aux lettres, une trousse leur permettant de participer à une étude menée par le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19.

Ce qu’ils devront faire? Se piquer le doigt pour recueillir un échantillon sanguin.

Depuis novembre dernier, le Groupe de travail et Statistique Canada invitent les Canadiens à produire un échantillon sanguin et à l'envoyer au Laboratoire national de microbiologie, situé à Winnipeg. Le Groupe de travail se donne jusqu’au mois de mars pour tester 48 000 Canadiens, dont 3634 Manitobains, afin de savoir s’ils ont développé des anticorps contre le nouveau coronavirus responsable de la COVID-19, le SRAS-CoV-2.

La coprésidente du groupe de travail, la Dre Catherine Hankins, explique que le test permet de savoir si une personne a eu la COVID-19, même si elle n’a ressenti aucun symptôme, et de savoir qui est immunisé.

Nous ne disposons pas d’études qui soient vraiment représentatives de la situation dans l’ensemble du pays, et cette étude nous fournira donc un cadre pour estimer l’état de la situation d’un bout à l'autre du Canada, explique la Dre Hankins.

Les résultats pourront appuyer la production de lignes directrices en santé publique plus efficaces, dit-elle. Il pourrait y avoir des surprises, comme des taux plus élevés que prévu dans certaines régions. Cela peut permettre, par la suite, de donner des informations de santé publique plus précises et adaptées dans certains endroits.

Vue de l'édifice où se trouve le laboratoire national de microbiologie à Winnipeg.

Le laboratoire national de microbiologie situé à Winnipeg est à la fine pointe en ce qui concerne la lutte contre les maladies virales.

Photo : Radio-Canada

Les trousses que les personnes choisies recevront par la poste comprennent tout ce dont ils ont besoin pour participer : des instructions permettant de déterminer qui, dans un ménage, devrait faire le test, ainsi que des gants, des tampons d’alcool stériles, un pique-doigt et une enveloppe de retour.

Le Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 espère qu’au moins 45 % des gens sollicités accepteront de participer à l’étude, pour que les résultats soient exploitables scientifiquement.

Les participants recevront par la suite une lettre leur disant s’ils ont ou non des anticorps contre le coronavirus.

L’étude ne permettra cependant pas de toucher toutes les catégories de la population, mentionne la Dre Hankins. Elle n’inclut pas les personnes qui vivent dans les communautés des Premières Nations ou sur les terres de la Couronne, ou celles qui vivent dans un établissement de soins, qui sont membres à temps plein des Forces armées canadiennes, qui habitent dans certaines régions éloignées ou qui sont des enfants vivant en famille d’accueil.

Cependant, précise-t-elle, d’autres études sont menées avec des organismes autochtones et des communautés pour obtenir des estimations auprès des populations vivant dans les Premières Nations.

Avec des informations de CBC

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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