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La C.-B. refuse un médicament contre la COVID-19 élaboré dans la province

Caitlin Pritchard, chercheuse à AbCellera, dans son laboratoire.

AbCellera, une entreprise privée de biotechnologie à Vancouver, a mené les recherches.

Photo : CBC / Ben Nelms

L'anticorps monoclonal Bamlanivimab, développé par l'entreprise vancouvéroise AbCellera Biologics pour soigner la COVID-19, a été approuvé par Santé Canada en novembre dernier. Pourtant, la Colombie-Britannique s'oppose à sa distribution à grande échelle.

AbCellera Biologics a reçu 175 millions de dollars du gouvernement fédéral pour mettre au point un traitement contre la COVID-19. L'entreprise vancouvéroise a ainsi contribué à créer le Bamlanivimab, un médicament produit par la pharmaceutique américaine Eli Lilly et approuvé par Santé Canada le 20 novembre dernier.

Selon Santé Canada, le Bamlanivimab peut aider à limiter la charge virale du malade et ainsi contribuer à accélérer le rétablissement de patients adultes qui présentent un risque élevé d’aggravation de la maladie. Il est administré par intraveineuse pendant environ une heure.

Cependant, un comité thérapeutique chargé d'examiner les traitements contre la COVID-19 en Colombie-Britannique ne recommande pas l'usage de ce médicament.

Les immunothérapies passives [dont le Bamlanivimab] ne sont pas recommandées à l'exception des essais cliniques, indique une note datée du 18 décembre sur le site Internet du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC).

Alors que des résultats positifs d'un petit nombre de traitements sont publiés, l'efficacité, l'absence de dangerosité et le rôle thérapeutique de la plupart des traitements pharmacologiques contre la COVID-19 restent inconnus, note le comité, qui dit s'appuyer sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique ajoute par courriel qu’il existe peu de données et de preuves publiées sur le bénéfice clinique et la sûreté du Bamlanivimab.

Par ailleurs, selon le ministère, les ressources nécessaires pour administrer et contrôler la transfusion sur des personnes hautement infectieuses ne sont pas disponibles actuellement.

AbCellera a été introduite sur le marché boursier en décembre dernier.

Déception du fabricant

Sollicité par Radio-Canada, le fabricant américain du médicament a d'abord réagi par communiqué.

Nous sommes déçus que le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique ait pris sa décision après une évaluation superficielle d'un article qui rendait compte de la phase deux d'un essai publié dans le New England Journal of Medicine, indique un porte-parole de l'entreprise Lilly.

Le communiqué assure que des données supplémentaires prouvent l'efficacité du traitement et que d'autres études sont en cours.

Alors que ce médicament a été autorisé par Santé Canada et est disponible dès maintenant, le fait que le système de santé de la Colombie-Britannique a décidé de ne pas l'utiliser est particulièrement décevant, y est-il écrit.

Nous espérons que la province reviendra sur sa décision rapidement afin que le Bamlanivimab contribue à soulager notre système de santé du fardeau de la COVID-19, est-il précisé dans le communiqué.

Une déclaration a ensuite été envoyée dans laquelle la compagnie précise que les données préliminaires indiquent que, parmi les bienfaits, le Bamlanivimab réduit le taux d’hospitalisation de 70 à 80 % et ne pose aucun risque.

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