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COVID-19 : des analyses de sang pour mesurer la présence d'anticorps dans la population

Un homme portant un masque devant une affiche du coronavirus

Plus de 18 millions de cas de coronavirus ont été déclarés dans le monde.

Photo : Reuters / PHIL NOBLE

Radio-Canada

Dans le cadre d’une enquête sur la COVID-19, Statistique Canada a envoyé des trousses à 48 000 Canadiens pour effectuer des prélèvements sanguins. L'objectif : détecter la présence d’anticorps contre la COVID-19.

Des Canadiens ont été invités à prélever par eux-mêmes un échantillon de sang et à l’envoyer au Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg afin de détecter la présence de la COVID-19.

Une enveloppe, des gants, des tampons alcoolisés et un dispositif pour se piquer le doigt.

La trousse envoyée par Statistique Canada contient des gants, des tampons alcoolisés et un dispositif pour se piquer le doigt.

Photo : (Angela Walker/CBC)

Statistique Canada demande aux gens de se piquer le doigt et de récolter un échantillon de sang d’ici le mois de mars. Afin d’obtenir un bon résultat, l’agence espère un taux de réponse d’au moins 45 %.

Un colis qui surprend

À l’Île-du-Prince-Édouard, plus de 3500 insulaires ont été visés pour participer à cette recherche. L’une d’entre elles, Leanne Murray, a douté de la légitimité du colis lorsqu’elle l'a reçu, sans préavis, par la poste.

Ça aurait été bien d’en entendre parler aux nouvelles, que ces trousses allaient être envoyées par hasard par la poste, a-t-elle dit.

Lee-Anne Murray, de l'Île-du-Prince-Édouard, ouvre la trousse de test qu'elle a reçue de Statistique Canada.

Lee-Anne Murray, de l'Île-du-Prince-Édouard, ouvre la trousse de test qu'elle a reçue de Statistique Canada.

Photo : (Brian Higgins/CBC)

Si cette initiative a bel et bien été annoncée en novembre, elle a toutefois eu peu de couvertures médiatiques dans les mois qui ont suivi.

Le chef par intérim à Statistique Canada, Peter Jiao, confirme toutefois que cette étude est légitime.

Étant donné qu’il s’agit d’une étude officielle de Statistique Canada, la confidentialité des résultats sera protégée par la loi fédérale sur les statistiques, explique-t-il.

Nous espérons que les Canadiens verront l’intérêt de prendre le temps nécessaire.

Santé Canada a été consulté pour les considérations éthiques liées à la collecte de ce type d’informations.

Les colis renvoyés à Statistique Canada ne contiennent aucune information personnelle permettant d'identifier les participants.

Les participants connaîtront leur résultat

L'analyse de sang permettra de déterminer si une personne a contracté la COVID-19 et si elle a développé ou non des symptômes.

Il permettra également de détecter si les anticorps sont le résultat d’un vaccin.

Des photos de fioles de vaccin juxtaposées.

Les vaccins de Pfizer-BioNTech (gauche) et de Moderna devraient offrir une protection contre le nouveau variant de la COVID-19, selon les experts.

Photo : offerte par Pfizer|Eduardo Munoz/Pool/Reuters

Avec les données reçues, un rapport sera également produit par Statistique Canada sur la répartition des cas de SRAS-CoV-2 à l’échelle nationale, provinciale et territoriale.

Les participants recevront également une lettre indiquant s'ils possèdent ou non des anticorps contre la COVID-19.

Selon M. Jiao, les réactions du public face à l’enquête ont été généralement positives, car plusieurs sont curieux de connaître leurs résultats personnels.

Avec les informations de Kevin Yarr, de Brian Higgins et de Sheehan Desjardins de CBC

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