•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux Ontariens accusent Tim Hortons d'avoir volé leur invention

Yoland et Shaun Talbot montrent leur applicateur de couvercles.

Yoland et Shaun Talbot affirment que Tim Hortons a volé leur invention.

Photo : CBC/John LeSavage

Radio-Canada

Yoland et Shaun Talbot pensaient avoir gagné le gros lot avec leur invention, soit un dispositif permettant de poser un couvercle sur un gobelet de café sans y toucher avec les doigts, question de ne pas propager le coronavirus.

Le père et le fils ont vendu leur applicateur appelé CleanCap à certains restaurants A&W et McDonald's en Ontario, notamment.

Toutefois, ils ont raconté à l'équipe de Go Public à CBC que la chaîne Tim Hortons les avait roulés en copiant leur invention, à la suite d'un désaccord au sujet du prix d'achat du dispositif.

La compagnie nie avoir volé l'invention des Talbot et soutient que plusieurs fournisseurs lui avaient soumis un prototype similaire.

Yoland Talbot, 67 ans, dit s'être mis à penser à son concept au début de la pandémie en mars dernier, après avoir vu un employé du service au volant de Tim Hortons utiliser ses mains pour mettre le couvercle sur son gobelet de café. Il doit y avoir un meilleur moyen de poser le couvercle et d'avoir un café sécuritaire, a-t-il pensé. Sinon, j'aurais arrêté de boire du café.

Le surintendant d'immeubles de Collingwood, en Ontario, raconte qu'il a ensuite eu l'idée d'inventer un anneau de plastique permettant de prendre un couvercle dans une pile et de le poser sur un gobelet, sans y toucher avec les doigts.

Avec l'aide de son fils, Shaun, et d'un manufacturier local, il a produit un prototype. Un avocat a aidé les Talbot à présenter une demande de brevet.

Shaun a contacté Tim Hortons et affirme que le gestionnaire qu'il a rencontré semblait très enthousiaste face à leur invention. Les Talbot ont produit des centaines d'exemplaires de leur invention pour permettre à la chaîne de mettre le produit à l'essai dans différentes succursales.

Quelqu'un de Tim Hortons m'a dit qu'il n'avait jamais vu un dispositif recueillir comme ça un taux d'approbation de 100 % , soutient-il.

Mais toute possibilité d'un lucratif contrat est disparue en juillet. Selon les Talbot, Tim Hortons ne voulait pas payer plus de 5 $ par applicateur, alors que les deux Ontariens demandaient 15 $ aux autres chaînes.

Les deux dispositifs l'un à côté de l'autre sur la table.

Le dispositif rouge (à g.) utilisé dans certaines succursales Tim Hortons ressemble en tous points à leur invention (à d.), disent les Talbot.

Photo : CBC/Dianne Buckner

Pareil?

Quelle ne fut pas la surprise de Shaun lorsqu'il s'est arrêté dans un Tim Hortons à Oakville près de Toronto, il y a quelques semaines. Il a vu un employé utiliser un applicateur similaire au sien, dit-il.

Il a appelé d'autres succursales de la chaîne qui avaient mis à l'essai l'invention de son père pour se rendre compte qu'elles utilisaient aussi un applicateur, qui avait toutefois une couleur rouge ou bleue plutôt que blanche.

Tim Hortons rejette toute allégation de plagiat et rétorque qu'elle continue de tester des produits substantiellement similaires soumis par différents fournisseurs.

Ce n'est tout simplement pas vrai d'affirmer qu'on a donné l'idée de quelqu'un à un autre fournisseur pour qu'il le fabrique à un meilleur prix, a répondu la compagnie à CBC.

Selon plusieurs experts, si les Talbot déposent une poursuite contre Tim Hortons, ils risquent de faire face à une coûteuse et longue saga judiciaire, étant donné que leur invention n'était pas encore brevetée.

De leur côté, les deux Ontariens disent que leurs ventes se chiffrent à plus de 200 000 $ jusqu'à maintenant. Ils croient que leur invention continuera à intéresser les restaurants, même après la fin de la pandémie.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !