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Les réseaux sociaux sur lesquels Trump n’a plus de voix

Devant un micro, Donald Trump pointe son doigt devant lui.

Juste avant l'invasion du Capitole, le président américain Donald Trump a participé mercredi à Washington à un rassemblement pour contester la certification du résultat de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès.

Photo : Reuters / Jim Bourg

Agence France-Presse

Particulièrement friand des réseaux sociaux, Twitter en tête, Donald Trump a perdu son moyen de communication de prédilection après l'attaque du Capitole survenue le 6 janvier dernier. D'autres plateformes ont également suspendu le compte du président américain, accusé d'avoir chauffé à blanc les esprits de ses partisans et partisanes en continuant de contester le résultat de l'élection présidentielle.

C’est Twitter, le canal de communication le plus utilisé par Donald Trump, qui a ouvert le bal mercredi en supprimant plusieurs messages du chef d'État au lieu de les masquer avec des notes d'avertissement, comme le réseau avait l'habitude de faire jusqu’ici.

Le réseau des gazouillis a ensuite suspendu son compte pendant 12 heures avant de le réactiver jeudi, à la surprise générale.

La plateforme a finalement suspendu indéfiniment le compte @realDonaldTrump vendredi, privant le milliardaire d'un accès direct à ses quelque 89 millions de personnes abonnées.

Capture d'écran du compte Twitter de Donald Trump indiquant qu'il a été suspendu.

Le compte Twitter du président américain Donald Trump a été suspendu indéfiniment vendredi.

Photo : Twitter

Après l'examen approfondi des gazouillis récents de @realDonaldTrump et du contexte actuel – notamment comment ils sont interprétés [...] – nous avons suspendu le compte indéfiniment à cause du risque de nouvelles incitations à la violence, a expliqué l'entreprise dans un communiqué.

Facebook et Instagram

Plus tard en soirée, les réseaux sociaux Instagram et Facebook ont suspendu temporairement les comptes de Donald Trump. Le PDG du groupe Facebook, Mark Zuckerberg, a décidé le lendemain de prolonger cette mesure au moins jusqu'à la transition du 20 janvier, lorsque le démocrate Joe Biden prendra officiellement ses fonctions à la Maison-Blanche.

Nous pensons que permettre au président de continuer à utiliser nos services pendant cette période pose des risques trop grands, a indiqué sur son compte Facebook Mark Zuckerberg à titre de justification.

YouTube

Sur YouTube, la chaîne de Donald Trump est encore en ligne, mais plusieurs vidéos qui contestent le résultat du scrutin ont été retirées.

La politique du réseau social appartenant à Google sur ce type de désinformation a également été durcie : Les chaînes qui reçoivent trois avertissements en 90 jours seront retirées de façon permanente.

Snapchat

Snapchat, ce réseau social très apprécié par les jeunes générations pour ses contenus éphémères, a bloqué le profil du président sortant jeudi.

En juin, son PDG, Evan Spiegel, avait déjà semblé adresser – sans le mentionner – un premier avertissement en filigrane à Donald Trump, au moment des manifestations du mouvement Black Lives Matter.

Nous continuons à autoriser des personnes clivantes à conserver un compte sur Snapchat, tant que le contenu publié respecte nos conditions d'utilisation, mais nous ne promouvons pas ce compte ou son contenu, écrivait-il, alors que la plateforme dispose d'un espace de découverte pour mettre en avant du contenu qu'elle a choisi.

Twitch

Twitch, la plateforme de diffusion de vidéos du géant du commerce en ligne Amazon et très prisée de la communauté de joueurs et joueuses pour y diffuser leurs parties en direct, a pris elle aussi la décision de suspendre le compte du président des États-Unis jeudi.

Au regard des circonstances exceptionnelles et de la rhétorique incendiaire du président, nous croyons qu'il s'agit d'une mesure nécessaire pour protéger notre communauté et empêcher Twitch d'être utilisé pour inciter à davantage de violence, a fait valoir le réseau dans un communiqué aux médias américains.

Il prévoit lui aussi de réévaluer sa position après la transition du 20 janvier.

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