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Un retour en classe accueilli avec soulagement au Bas-Saint-Laurent

Deux jeunes et un enseignant dans une classe. Ils apprennent à l'aide de blocs légo.

Les élèves des 1er et 2e cycles du primaire doivent désormais porter le couvre-visage lors de leurs déplacements à l’intérieur, dans toutes les aires communes et dans les transports scolaires (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

C'est jour de rentrée en classe pour les élèves du primaire et les enseignants sont bien préparés, selon des syndicats de la région. Or, si les mesures pédagogiques annoncées vendredi par Québec sont bien accueillies, les syndicats des enseignants préviennent qu'il faut s'attendre à des résultats scolaires plus faibles qu'à l'habitude.

Vendredi, l'annonce du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, selon laquelle les cours du primaire se feraient en classe dès le 11 janvier a été accueillie avec un soupir de soulagement par les enseignants.

On les avait sondés avant les Fêtes, et les enseignants préféraient être en présentiel, affirme le président du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis, Jean-François Gaumond.

Enseigner à des tout-petits à distance, avec toutes les contraintes du télé-enseignement, c'est pas toujours facile, souligne-t-il en entrevue à l'émission Info-réveil.

M. Gaumond se dit également satisfait de la décision de Québec d'annuler les épreuves ministérielles au primaire et au secondaire pour l’année scolaire 2020-2021. Avec le retard accumulé, le plan de rattrapage doit se poursuivre l'année prochaine, explique-t-il.

Toutes les mesures pédagogiques qui ont été annoncées sont les bienvenues. Les enseignants sont en majorité très contents, affirme de son côté la présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage, Natacha Blanchet.

Entre adaptation et éducation

Le ministre Roberge a aussi annoncé que la pondération des bulletins sera modifiée de manière à ce que le premier bulletin ait une importance moindre, tandis que celle du second bulletin sera augmentée.

Le ministre de l'éducation, Jean-François Roberge.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé plusieurs ajustements concernant le milieu scolaire, vendredi dernier (archives).

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

C'est sûr que la pondération diminuée pour février va enlever de la pression sur les élèves. Par contre, il faudrait quand même mettre l'accent sur les apprentissages. L'important, ce sont les apprentissages, nuance Mme Blanchet.

Ce qu'on entend, c'est que les résultats ne seront peut-être pas à la hauteur des années précédentes, mais en même temps, ce serait un peu anormal qu'ils le soient, avance M. Gaumond.

Les élèves ont commencé l'année en septembre en ayant eu trois mois d'école de moins que les années d'avant. Alors est-ce qu'on peut s'attendre à des résultats aussi forts qu'au cours des années précédentes? Non.

Jean-François Gaumond, président du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis

De plus, Mme Blanchet rappelle que le taux d'absentéisme des élèves a été particulièrement élevé cette année, que ce soit pour des raisons personnelles ou en raison de la fermeture des classes lorsque des cas de COVID-19 étaient confirmés.

Et si l'enseignement à distance est possible, il n'est pas simple pour autant, rappelle-t-elle. C'est vraiment à géométrie variable et on a beaucoup de milieux ici où le réseau Internet est désuet. C'est un autre défi pour notre région.

Une élève écoute son enseignant sur une tablette électronique pendant qu'elle réalise des exercices.

L'enseignement à distance est possible, mais il n'est pas simple, affirme la présidente du Syndicat de l'enseignement du Grand-Portage, Natacha Blanchet (archives).

Photo : Radio-Canada

Les enseignants victimes de violence

Par ailleurs, deux enseignantes québécoises veulent déposer un recours collectif contre le gouvernement de François Legault, dont le ministère de l’Éducation, pour les violences et la discrimination salariale qu'elles disent subir.

Mme Blanchet ne se dit pas surprise d'entendre que ces enseignantes vivent de la violence verbale et physique au travail.

Il y a quelques années, on a fait une enquête ici au niveau du Grand-Portage et, oui, c'est sûr qu'au niveau de la violence, c'est assez prédominant, affirme-t-elle.

Les enseignants vivaient de la violence venant de tous les côtés, les élèves, les parents, les directions d'école et même des collègues.

Natacha Blanchet, présidente du syndicat de l’Enseignement du Grand-Portage

On est au fait de la situation et les représentations sont faites par nos fédérations auprès du Ministère, assure Mme Blanchet.

Elle est cependant étonnée qu'une enseignante de Montréal soutienne avoir subi du harcèlement de la part de son syndicat. Mme Blanchet estime que ce genre de comportement ne se produit pas au sein de la Fédération des syndicats de l'enseignement.

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