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COVID-19 dans les eaux usées : la recherche prend de l'ampleur en Nouvelle-Écosse

Deux chercheurs au travail dans un laboratoire.

L'analyse en laboratoire d'échantillons d’eaux usées permettrait de déceler la présence de la COVID-19 dans une communauté avant l’apparition de symptômes chez les résidents.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quatre laboratoires en Nouvelle-Écosse analysent des échantillons d’eaux usées en espérant détecter de façon précoce des cas de COVID-19 dans les communautés.

Au cours des derniers mois, plusieurs municipalités au Canada ont entrepris d’analyser leurs eaux usées pour effectuer une détection précoce des cas de cette maladie.

Les chercheurs espèrent que leurs méthodes, une fois perfectionnées, serviront à dépister des foyers d'éclosion avant qu'ils ne se développent. L’outil servirait en quelque sorte de système d’alarme.

L'analyse en laboratoire des échantillons d’eau prélevés dans les égouts permettrait de déceler la présence de la COVID-19 dans une communauté avant l’apparition de symptômes chez ses résidents et les tests de dépistage effectués à l’aide d’écouvillons.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Graham Gagnon, chercheur en chef au centre d’étude sur les ressources en eau de l’Université Dalhousie, dirige les travaux en Nouvelle-Écosse.

Cette méthode, explique-t-il, ne peut cibler une personne infectée en particulier. Mais, ajoute-t-il, si la Nouvelle-Écosse peut disposer d’une base de référence pendant que les taux sont faibles, cela permettra de mieux observer les variations dans le temps.

Après des projets pilotes menés à Wolfville et à Halifax, le programme de recherche est en plein essor en Nouvelle-Écosse. Les laboratoires de quatre universités, dans quatre régions, y participent.

Un outil pour la santé publique

Les chercheurs examinent des échantillons d’eaux usées pour vérifier s’il y a présence de traces génétiques (ARN) du coronavirus qui cause la COVID-19. Cette méthode offre l'avantage de tester en théorie une population entière, alors que les tests cliniques de dépistage ne sont effectués que sur un petit nombre de gens.

C’est une autre source d’information qui pourra aider la santé publique à prendre des décisions, souligne le chercheur Graham Gagnon.

Le médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, le Dr Robert Strang, précise que cet outil n’est pas encore une source établie pour comprendre la prolifération du coronavirus. Le rôle que jouera cette méthode dans les stratégies en matière de santé publique sera déterminé à plus long terme.

Des analyses pour les plus petits milieux aussi

En attendant, les laboratoires participant en Nouvelle-Écosse vont déterminer des endroits prioritaires pour les analyses. L’un d’eux sera l’aéroport international d’Halifax.

On souhaite un jour utiliser ce modèle d’analyse ailleurs, par exemple dans les hôpitaux ou les foyers de soins. Les chercheurs affirment que la surveillance des eaux usées pourrait s'avérer utile aussi à plus petite échelle comme dans les prisons, les écoles ou les refuges pour sans-abri.

D’après un reportage de Stéphanie Blanchet

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