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Des cégépiens stressés et isolés lancent un cri du cœur

L'adolescente est devant un ordinateur sur un bureau avec un cahier d'apprentissage et du matériel scolaire.

De nombreux étudiants sont stressés par la pandémie et l'incertitude qui entoure leur futur (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Des associations étudiantes de niveau collégial déplorent le manque de communication de la part du gouvernement de François Legault concernant les mesures liées à la pandémie.

À quelques jours du début de la session d'hiver, l'Association générale des étudiants du cégep de la Gaspésie et des Îles, campus des Îles, lance un cri du cœur au gouvernement du Québec.

L'association demande notamment davantage de cours en présentiel afin de briser l'isolement des étudiants.

Le président de l'association, Tommy Aucoin, affirme que les étudiants du collégial sont suffisamment responsables pour respecter des mesures de distanciation sociale semblables à celles en vigueur dans les écoles primaires et secondaires.

Les membres de son exécutif déplorent également le manque d'information sur les études supérieures dans les points de presse du ministre de l'Éducation, alors que les études primaires et secondaires occupent presque toute la place, selon eux.

Les écoles primaires et secondaires ont de l'information longtemps d'avance, tandis que nous, on ne parle pas de nous.

Tommy Aucoin, président de l'Association générale des étudiants du cégep de la Gaspésie et des Îles, campus des Îles

La rareté et le manque de clarté des communications de la part du ministère ajoutent du stress inutile aux étudiants, selon l'association.

Le présentiel est-il permis pour l’enseignement supérieur?

Québec exige qu’un maximum d’activités d’enseignement postsecondaire soit fait à distance. Les activités en classe sont permises si la présence de l’étudiant est essentielle à l’acquisition ou à l’évaluation des connaissances (par exemple, un laboratoire de chimie).

Je trouve important qu'on parle de nous davantage, parce que c'est nous qui sommes l'avenir du Québec. C'est nous les futurs médecins, les futurs mécaniciens, souligne Tommy Aucoin.

Il estime que les étudiants méritent davantage de considération de la part du gouvernement, citant en exemple l'annulation de l'épreuve uniforme de français au printemps dernier, qui est nécessaire à l'obtention du diplôme d'études collégiales, moins de trois semaines avant la tenue de l'examen.

Étudier et créer des liens

Le président de l'Association générale des étudiants du cégep de Rimouski, Rémi Grenier, constate lui aussi que les études supérieures sont moins abordées lors des points de presse du gouvernement.

Il remarque également que les mesures associées aux cours en ligne ne sont pas toujours appliquées de la même façon dans tous les établissements d'enseignement, ce qui crée un sentiment d'injustice chez certains étudiants.

S'il dit comprendre que les cours en présentiel augmentent les risques de propager le virus, il aimerait que les échanges entre les étudiants soient facilités, que ce soit en favorisant les travaux d'équipe ou en créant des groupes sur les réseaux sociaux.

Le plus optimal pour les étudiants, ce serait d'augmenter les échanges entre eux. En présentiel, on pouvait discuter avec les étudiants. Si on n'avait pas compris la matière, on pouvait demander à un ami.

Rémi Grenier, président de l'Association étudiante du cégep de Rimouski

On pouvait [se faire] de nouveaux amis aussi, parce qu'être étudiant, ce n'est pas juste étudier, c'est aussi les interactions sociales, créer des liens. Ça aide beaucoup les étudiants, surtout en première année. [Cette année,] ils n'ont pas eu la chance de rencontrer leurs collègues et ça se fait ressentir, ajoute Rémi Grenier.

Il souligne que les étudiants sont stressés, en raison de leurs études et de la pandémie en général, et que des communications plus claires et précises de la part du gouvernement et des directions des cégeps permettraient d'éviter d'ajouter du stress inutile.

Au moment de publier ces lignes, le ministère de l'Éducation du Québec n'a pas répondu à notre demande d'entrevue à ce sujet.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

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