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Fred Pellerin forcé de reporter sa tournée musicale

Fred Pellerin porte une chemise à carreaux

Les spectacles de la tournée musicale «Je dirai presque rien» ont tous été reportés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au mois de décembre, Fred Pellerin avait confiance de pouvoir repartir visiter le Québec à la mi-janvier avec un spectacle tout en chansons, Je dirai presque rien, mais encore une fois, la pandémie l’a forcé à tout reporter.

En mars dernier, Fred Pellerin a dû mettre fin abruptement à sa tournée de contes Un village en trois dés alors que la COVID-19 commençait à prendre de l’ampleur. Cette fois-ci, c'est sa tournée musicale qui encaisse le coup de la pandémie et des mesures de confinement.

En entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18, le conteur de Saint-Élie-de-Caxton a fait le point sur sa carrière mise en veilleuse.

Il explique d’abord que les spectacles virtuels étaient pour lui exclus d’emblée, lui qui n’a pas vraiment la fibre techno.

Les spectacles en direct, mais en ligne, je n’y arrive pas, dit-il. C’est loin de moi. J’ai un nuage noir au niveau de la technologie et du réseau Internet; ça ne marche jamais. [...] Je ne peux pas aller là.

Lorsqu’on lui a proposé de faire des spectacles devant un public restreint, toutefois, il a eu l’espoir que cela pourrait fonctionner. C’est ainsi qu’il a annoncé une minitournette pour son spectacle de chansons, qui devait s’arrêter dans 10 villes du Québec pour une quinzaine de représentations.

Deux cents personnes, clairsemées, perdues dans la grande salle Maurice-O'Bready [à Sherbrooke] qui compte 1500 sièges, je me disais que mes petites chansons douces, ça allait le faire là-dedans, explique-t-il, tout en avouant qu’il était conscient d’avancer en terrain inconnu.

Au moment où on annonçait le 16 janvier, déjà, c’était étrange, parce que les chiffres [de la COVID-19] augmentaient quotidiennement, mais en même temps, on est toujours en retard dans la réaction.

La ferme de Madame Garceau

Finalement, devant l’annonce d’un couvre-feu par le ministre Legault, Fred Pellerin a dû se résigner et reporter les dates de Je dirai presque rien. Cela impliquait aussi d’accepter de vivre à un rythme plus tranquille.

On faisait 150 spectacles par année, sur trois continents, à se "garrocher". Je me disais : est-ce que je veux retourner à cette vitesse-là? Là, je goûte au grand ralenti. J’ai goûté à la grande vitesse pendant 20 ans; il y a sûrement un équilibre à trouver là-dedans, affirme-t-il.

En attendant la réouverture des salles, toutefois, le conteur ne se tourne pas les pouces.

Il y a plein d’heures disponibles dans mes journées, mais je ne suis pas assis à me "zigonner" dans le nombril, lance-t-il.

Il raconte comment il a acheté la ferme de Madame Garceau, un des personnages mémorables de sa série télévisée Saint-Élie-de-Légendes.

Tantôt, j’étais en ligne avec des fournisseurs de produits acéricoles, que j’ai achetés pour entailler 200 érables de plus. [...] On a du temps; je vais faire plus de sirop d’érable que les autres années. Donc, ces choses-là se compensent ailleurs, raconte-t-il.

Et, à travers tout ça, la pandémie va-t-elle changer sa façon d’écrire?

C’est sûr. Ça ne sera peut-être pas le virus qui va influencer directement l’écriture, mais par effet domino, il va finir par déjouer les contes prévus.

Avec les informations de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle au 15-18.

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