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Beaucoup de blessures liées à la glissade en luge

Un homme et son petit garçon assis sur une luge dévalent une pente enneigée en souriant.

Les familles sont nombreuses à aller glisser cet hiver.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lefebvre

Radio-Canada

Les glissades sur neige ont la cote ces jours-ci, mais des urgentologues lancent un appel à la vigilance. Des hôpitaux de la métropole recensent huit fois plus de blessures que pour des périodes similaires les années passées.

La pédiatre responsable de la traumatologie au CHU Sainte-Justine, la Dre Mélanie Labrosse, estime que la situation doit être similaire partout en province.

Les enfants sont plus à la maison et qui ont moins d'activités alternatives à faire. On voit le nombre de personnes dans les parcs qui glissent. Je crois que c'est l'augmentation du nombre d'enfants qui glissent qui est en cause, mentionne la Dre Labrosse.

En une semaine seulement, le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine a soigné 45 enfants, majoritairement pour des traumatismes crâniens ou des fractures, du crâne, du visage, des membres. Dans une moindre proportion, les médecins ont aussi recensé des cas de lésion aux organes et de blessures à la colonne vertébrale.

Au mois de janvier 2020, on en avait vu 23 dans le mois. Donc, seulement en une semaine, on a [doublé ce nombre]. On voit que cette tendance-là se poursuit. J'ai travaillé dans les derniers jours et il y a énormément de traumatisme par luge, indique la Dre Labrosse.

La Dre Labrosse explique que la majorité des blessures sont causées par des collisions avec un obstacle tel qu’un arbre ou un autre enfant. Elle recommande aux parents de superviser cette activité, afin qu’elle se déroule dans un endroit dégagé et sécuritaire.

Glisser en position assise, les pieds devant. Ça permet de mieux contrôle la trajectoire de glisse et si jamais il y a une collision, au moins, c'est les pieds qui endossent le choc et non la tête, souligne la Dre Labrosse.

Les hôpitaux admettent également aux urgences des enfants de moins de cinq ans, qui, selon la Société canadienne de pédiatrie, ne devraient pas glisser seuls. Le port du casque est également recommandé.

Ce n'est pas dans notre culture de porter le casque pour aller glisser. Par contre, quand on fait du vélo ou du patin, on se pose pas la question de mettre le casque ou non. Pourtant, les risques de blessures, de collisions et la vitesse que les enfants atteignent est beaucoup plus importante, soutient la pédiatre.

D'après des informations de Jacob Côté

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