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Tests de COVID-19 : vers la robotisation des laboratoires

L'automate dans le CHU de Québec.

Écoutez les explications de Véronique Prince

Photo : Radio-Canada

Depuis quelques mois, un nouvel « employé » a fait son entrée en toute discrétion dans les laboratoires du CHU de Québec. Pourtant, sa taille ne passe pas inaperçue… et sa performance non plus. Il s’agit du robot Cobas, pratiquement aussi gros qu’une voiture. Sa spécialité : analyser des volumes importants de tests de dépistage de la COVID-19 en un temps record.

Le plus vite qu’on va avoir, c’est environ trois heures, mais l’avantage de cet appareil-là est vraiment sa grande cadence. Il est capable de travailler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec moins de besoins en ressources techniques, explique le chef du Département de médecine de laboratoire au CHU de Québec – Université Laval, le Dr Jean Longtin.

Le 6 janvier dernier, le Québec a effectué plus de 43 000 prélèvements pour la COVID-19. Analyser autant de tests est devenu possible en partie grâce à la robotisation dans plusieurs laboratoires de la province. En effet, l’arrivée de 10 machines Cobas a grandement augmenté la capacité, d’autant plus qu’elles sont en mesure de détecter aussi les variants de la COVID-19.

Partout dans le monde, les scientifiques ont adopté ces automates. Le ministère de la Santé en a commandé 6 autres, pour un total de 16 dans la province. L’automatisation et la robotisation des laboratoires moléculaires étaient dans les plans du gouvernement depuis quelque temps, avant même la pandémie, selon François Drolet, le directeur des affaires publiques chez Roche Canada, l’entreprise qui conçoit les appareils Cobas. « La COVID-19 a été l’élément déclencheur qui a accéléré l’introduction de ces technologies-là », poursuit-il.

Des millions de dollars qui rapportent, selon leurs utilisateurs

Environ 7 millions de dollars ont été dépensés pour l’achat des 16 appareils, mais l’économie en ressources humaines est inestimable, selon le Dr Longtin. Quand ce sont des personnes qui font les analyses manuellement, ça prend beaucoup de temps et de ressources et, on le sait, nos équipes commencent à être fatiguées.

Certains des automates acquis par Québec réalisent environ 500 analyses par jour, alors que les plus gros, installés au CHUM à Montréal et au CHUL à Québec, peuvent en effectuer jusqu’à 3 000.

Selon François Drolet, le plus grand avantage de ces robots n’est pas leur rapidité, mais l’automatisation de plusieurs tâches. La moindre ressource qu’on peut libérer pour faire autre chose plutôt que de s’affairer à des tâches manuelles est vraiment bienvenue dans le contexte actuel.

Par contre, pour fonctionner, le Cobas a besoin de réactifs plus coûteux que ceux utilisés au cours d’une analyse manuelle. Ces réactifs peuvent parfois être plus difficiles à obtenir dans un contexte de pénurie mondiale de matériel.

Une autre vocation attend le Cobas

Quand la pandémie sera terminée, le Cobas n’aura pas fini son travail pour autant, d’après M. Drolet. Je peux vous assurer de la pérennité de ces instruments-là, qui vont être mis à contribution pour plusieurs tests de maladies infectieuses à haut volume. Je pense à des tests de dépistage d’hépatite, de chlamydia, de VIH ou de cancer du col de l’utérus.

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