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Voici comment les commerces québécois se sont préparés au couvre-feu

Des clients dans une longue file d'attente qui s'étire sur le trottoir de l'avenue du Mont-Royal.

Seuls les commerces considérés comme prioritaires comme les épiceries, les pharmacies, les quincailleries ou les animaleries resteront ouverts.

Photo : Radio-Canada / Maud Cucchi

Radio-Canada

Fermeture des magasins dès 19 h 30, service de cueillette sur place et logistique réorganisée... À mesure que l’étau se resserre autour des restrictions de déplacement, les commerçants s’ajustent aux nouvelles directives pour endiguer la pandémie.

Le gouvernement a précisé que la livraison aussi bien que la cueillette à la porte du magasin seraient permises jusqu’à 19 h 30 le temps du couvre-feu, soit du 9 janvier au 8 février.

C’est un pansement sur une hémorragie, illustre Stéphane Drouin, directeur général du Conseil québécois du commerce de détail. La fermeture des commerces non essentiels reste une mauvaise nouvelle en soi, déplore-t-il.

La permission de la cueillette donne toutefois un avantage aux enseignes indépendantes, évalue M. Drouin, notamment en raison du fait que les petits commerçants indépendants n’ont pas nécessairement la capacité de négocier les tarifs avec les firmes de livraison, dit-il.

Pas d'exception culturelle pour les librairies

Si janvier est une période déterminante de l’année pour les librairies avec la rentrée des nouveaux titres, ces dernières pourront se rabattre sur la cueillette à la porte, malgré les restrictions et l'impossibilité d'accueillir des clients en magasin.

On est vraiment contents de pouvoir le faire, car ce n’était pas le cas au printemps, partage Éric Simard, copropriétaire de la Librairie du Square, à Montréal. Au printemps, il fallait alors sans cesse expliquer aux clients qu’on ne pouvait pas le faire, ils ne comprenaient pas.

Les dépanneurs devront également se plier aux nouvelles restrictions. Les succursales qui ne vendent pas d’essence seront soumises au couvre-feu et fermeront leurs portes à 19 h 30, sans possibilité de vendre de la bière et des cigarettes jusqu'au lendemain.

Si ce couvre-feu d’un mois devait se prolonger au-delà du 8 février, il faudrait trouver un compromis pour permettre aux détaillants d’éponger leurs pertes, prévient le directeur de l’Association des marchands, dépanneurs et épiciers du Québec, Yves Servais.

Seules les pharmacies pourront demeurer ouvertes après 19 h 30 pour les achats essentiels.

Avec les informations de Marie-Josée Paquette-Comeau

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