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Donald Trump n'a pas l'intention de démissionner avant le 20 janvier

Devant un micro, Donald Trump pointe son doigt devant lui.

Juste avant l'invasion du Capitole, le président américain Donald Trump a participé mercredi à Washington à un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès.

Photo : Reuters / Jim Bourg

Radio-Canada

Menacé d’une deuxième procédure de destitution en raison de l’invasion violente survenue au Capitole mercredi, le président américain Donald Trump ne considère aucunement l’option de la démission.

M. Trump, qui doit céder sa place au président désigné Joe Biden le 20 janvier prochain, a déclaré catégoriquement à son entourage qu’il refusait de démissionner avant cette date, selon le New York Times.

Par ailleurs, il aurait aussi dit regretter la vidéo publiée sur son compte Twitter, jeudi, dans laquelle il a reconnu qu’une nouvelle administration entrerait en fonction le 20 janvier, avant de lancer un appel à l’unité de la nation.

Depuis le jour de l’élection présidentielle, le 3 novembre, Donald Trump n’avait auparavant jamais admis avoir été le perdant du vote, se plaignant au contraire de fraudes électorales massives et tentant par de multiples procédures judiciaires de faire annuler les résultats en faveur de Joe Biden.

M. Trump pourrait donc, dès lundi, se retrouver sous le coup d'une nouvelle procédure de destitution. La décision revient à la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui a affirmé vouloir aller de l’avant avec la procédure s’il ne démissionnait pas.

Il est fou, déséquilibré et dangereux. Il doit partir.

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants

Le texte de mise en accusation, rédigé par des élus démocrates de la Chambre des représentants et signé par 170 d’entre eux, reproche au président républicain d'avoir délibérément fait des déclarations qui ont encouragé l'invasion du bâtiment du Congrès par ses partisans.

La mise en accusation affirme aussi que Donald Trump a gravement mis en danger la sécurité des États-Unis et de ses institutions gouvernementales.

Juste avant l'invasion du Capitole, M. Trump avait participé, mercredi à Washington, à un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine par le Congrès.

Certains républicains se disent ouverts à une destitution

Même dans le camp républicain, certains élus ont semblé favorables au déclenchement d’une procédure de destitution. Le sénateur Ben Sasse, du Nebraska, a ainsi affirmé qu'il examinerait les chefs d'accusation si la Chambre des représentants en décidait ainsi.

La sénatrice modérée de l’Alaska, Lisa Murkowski, a de son côté dit vouloir son départ, sans se prononcer sur sa destitution.

Je veux qu'il démissionne. Je veux le voir partir. Il a causé assez de dégâts.

Lisa Murkowski, sénatrice de l'Alaska

Quant à la sénatrice Susan Collins du Maine, son porte-parole a indiqué qu’elle était indignée par le rôle qu’a joué Donald Trump dans la violence survenue au Capitole, mais qu'elle ne pouvait pas commenter la procédure de destitution étant donné la possibilité qu'elle puisse bientôt faire partie du jury.

Même le sénateur Mitch McConnell, le chef des sénateurs républicains et l'un des alliés les plus influents de Donald Trump depuis quatre ans, aurait déclaré à des proches qu'il en avait fini avec lui, selon le New York Times.

Détails de procédure

M. McConnell n’a cependant officiellement donné aucun signe qui permettrait de savoir s’il est en accord ou non avec la procédure. Au contraire, il a fait circuler une note indiquant qu'avec les règles actuelles du Sénat, aucun procès pour destitution ne pourrait avoir lieu avant l'investiture du président élu, à moins que la totalité des sénateurs n'autorise une telle procédure.

Pour que la procédure de destitution aboutisse, il faudrait que le président républicain soit jugé coupable par les deux tiers du Sénat.

Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche de Donald Trump, a pour sa part mis en garde contre une telle démarche, qui risquerait de détruire encore plus le pays, selon lui.

Lors d'une intervention sur Fox News, il a demandé à Joe Biden d’arrêter ça avant qu'il ne soit trop tard.

Le prochain président s’est toutefois gardé de prendre position sur la question, affirmant plutôt que c’était au Congrès de décider.

Fin 2019, Donald Trump avait été visé par une première procédure de destitution; il était accusé d'avoir demandé à un pays étranger, l'Ukraine, d'enquêter sur son rival Joe Biden. Il avait été acquitté au Sénat, alors à majorité républicaine, au début de l'année 2020.

Si elle se concrétise, Donald Trump serait le premier président américain de l’histoire à faire face deux fois à une telle mise en accusation.

Avec les informations de Agence France-Presse, et New York Times

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